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 [CALA] Le présent serait plein de tous les avenirs, si le passé n’y projetait déjà une histoire.

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MessageSujet: [CALA] Le présent serait plein de tous les avenirs, si le passé n’y projetait déjà une histoire.   Lun 14 Juil - 0:55


feat Lyndsy Fonseca

Clifford Calanthia

« Le mariage est une expérience chimique dans laquelle deux corps inoffensifs peuvent, en se combinant, produire un poison. »

Carte d'identité


« Salut ou plutôt bonjour, je préfère ! Je me présente, Clifford, Calanthia, dont la prononciation est : kə-LAN-thee-ə, ce prénom peu usité se rapporte au nom d’une orchidée, dérivé du grec kalos « belle » et anthos « fleur », Rosemary, la « rosée de mer » en latin trouve pour traduction française romarin, n’étant rien d’autre qu’une herbe aromatique sauvage et mon deuxième patronyme. Je suis né(e) le 1/12/1983 à Londres (Angleterre). J’ai donc 30 ans. Je suis Anglaise, mais en ce qui concerne mes origines, je suis Irlandaise.  En ce qui concerne l’amour, j’ai un faible pour les hommes. D'ailleurs, je suis actuellement venue rappeler à mon petit-ami qu'il est fiancé.

Je vis donc à WINCAP depuis quelques temps et j’ai emménagé d’ailleurs dans un appartement de l'université.Personnellement, j’accorde de l’importance au sang. En effet, je suis un sorcier d'origine sang-pur et je ne m’en porte pas plus mal. On dit de moi que je suis dominante, fine d'esprit, passionnée, versatile, captivante, audacieuse, analytique, énergique, déterminée, acharnée, fonceuse, endurante, mais aussi et surtout venimeuse, mortelle, impulsive, complexe, rancunière, crue, instable, déroutante, agressive, autoritaire, implacable. Des défauts sur lesquels je songerais à travailler un jour (ou pas). Au sujet de ma baguette, sachez qu’elle est en bois d' Aubépine, un bois peu utilisé car caractériel, produisant une baguette étrange, aussi contradictoire que sous-tendue de paradoxes que l’arbre d’où elle trouve matière, un arbre dont les feuilles et les fleurs sont utilisées afin de guérir divers maux mais dont les branches une fois coupées dégagent une âpre et désagréable odeur de chair en décomposition. Réputée difficile à utiliser, dans une main étrangère à celle de son propriétaire, les sortilèges ont tout simplement la fâcheuse tendance d’avoir l’effet inverse de celui escompté, évitez donc d'y toucher. Elle mesure 30 cm et son cœur est composé d’un crin de Sombral, cette créature que seuls les individus ayant été confrontés à la mort peuvent apercevoir. Elle est très rigide et marquée par endroits, parfaite pour moi ! D'ailleurs au sujet de mes pouvoirs, je possède une particularité magique. Eh oui, je suis une lycanthrope, un loup-garou mais je bois des potions composées d’aconit à longueur de journée, que je produis soigneusement moi-même afin de ne pas revêtir de forme bestiale. Néanmoins, par pure précaution, évitez tout de même les bois ou de croiser mon chemin les nuits de pleine lune si vous tenez à votre carotide. Je suis une lycan en règle et répertoriée, pour le reste, je montre patte blanche ! ça vous étonne, non ?»


Parcours de vie


Les études et la carrière


Calanthia Rosemary, comme toute britannique, a fait ses classes à Poudlard. Elle y fut répartie dans la maison des vert-argents, celle du non moins célèbre Salazar Serpentard. Sa réputation entre ces murs n’a aucunement aidé à la rendre sociable. On susurrait sur son passage qu’elle était une vipère empoisonneuse, que ses baisers pouvaient intoxiquer, qu’il ne valait mieux pas l’approcher puisqu’elle se promenait toujours avec plusieurs fioles sur elle…  Des bruits de couloirs, chuchotés sur son passage, derrière son dos, qui étaient bien loin d’imaginer, ni d’être à même de pouvoir concevoir que le véritable venin mortel coulait dans son propre sang, ou plus encore, que la fille qu'ils jugeaient tant pouvait parfaitement leur arracher la tête sans trop de difficulté un soir. De sorte à prévenir le mal, ses colocataires de chambres préféraient se protéger de manières ridicules, afin d'éviter de tomber "malades" dans leur sommeil. Ces mêmes élèves étaient soulagées lorsque Cala découchait certaines nuits et ne cherchaient d’ailleurs pas à savoir où elle allait tant qu’elle se tenait éloignée de leur sommeil. Cette crainte s'était même répandue à d’autres maisons depuis ses prouesses en cours de potions en deuxième année où elle avait deviné avec brio l’ensemble des ingrédients d’une mixture à son simple odorat (dans le langage courant, ses capacités olfactives sont en effet celles d’un grand « nez » de parfumeurs, rien de surhumain mais relativement impressionnant à observer). L’anglaise fut également cataloguée de "maléfique" et "mauvaise" en soins aux créatures magiques parce qu’elle faisait paniquer la plupart des bêtes étudiées en classe, se retrouvant rapidement avec une étiquette de "dingue" à éviter. (A ce propos, elle soupçonne toujours les animaux de décélérer ce qu’elle est véritablement, les chats en particulier ne peuvent guère la voir en peinture). Bien que ceux qui osaient l’approcher s’avéraient rares ou inconscients, la jeune femme n’en demeurait pas moins difficile, n’accordant son amitié qu’à ceux qui s’en étaient montrés dignes, préférant encore être seule qu’accompagnée d’individus envoûtés par son aura ou qui la considéraient comme une curiosité à zieuter de près. Si la majorité du château s'accordait pour dire que la Clifford était bizarre, il devait bien y avoir une raison derrière, non ? Certaines mauvaises langues en venaient à cracher que son cercle restreint devait être drogué par ses mélanges ou ses petits-amis sous philtre d’amour. Malgré ses capacités relationnelles quelque peu entravées par son image diabolique, Calanthia n'en restait pas moins une étudiante brillante, son investissement dans les branches qui l'intéressaient réellement, ses capacités d'analyse, sa vivacité d'esprit et son acharnement lui ont permis d'accéder au prestigieux cursus de médicomagie réservé à l'élite de l'académie londonienne. Parmi les spécialisations proposées, elle se lança corps et âme (ou du moins ce qu'il en reste), dans la confection des potions. Ses résultats la propulsèrent première de classe et de sa promotion, lui ouvrant en grand les portes du monde du travail. Son diplôme de Médicomage en poche, elle postula à l'hôpital national de Ste-Mangouste où elle fut assignée au service des empoisonnements par potions et plantes auquel elle consacra quatre années avant de reprendre les bancs de l'école afin de passer son brevet d'enseignement supérieur lui permettant de donner des cours au niveau universitaire. Heartwood voit ainsi s'instaurer sa première année en tant que professeur attitrée de Potions, première année également d'enseignement durant laquelle, elle a la ferme intention d'offrir à ses élèves une formation d'excellence qui passera indubitablement par l'attente qu'ils donnent en retour également le meilleur d'eux-mêmes. Et rien de moins. Sa présence dans la ville s'explique en ce sens par ce changement de carrière, extension de ses acquis par l'ajout d'une nouvelle dimension professionnelle, une nouvelle manière d'appréhender son métier et sa passion, mais pas uniquement... Elle ne l'avouera probablement jamais, au risque de réellement être catalogue "tarée" mais outre cette perspective de carrière, elle a traqué son fiancé jusqu'ici après que ce dernier l'ait abandonnée sans plus d'égards à Londres. Il est certes possible de fuir sa famille, ses amis, sa fiancée, la réalité pourquoi pas, mais pas un loup, ni une louve d’ailleurs et encore moins une lycanthrope, celle-ci sera toujours en mesure de retrouver cette trace invisible reliée à cette signature olfactive collant à la peau qu’elle connait tant... Sans compter que le regard de son paternel sur son monstre de fille, ses billes affectées à la limite du dégoût lorsqu’elles se reposaient sur elle, critiques, lourdes d’accablement devant ce qu’il considérait comme une  "anomalie de la nature", commençait à la peser.


Mon Histoire


La fin pour commencement



Certains se plaisent d’affirmer que la noyade serait l’une des pires morts de par la pleine conscience de l’évènement morbide mais que savent-ils de la fin de la vie ? Du fait de rendre son dernier souffle, de sacrifier une personne pour une autre ou de perdre son âme ? Qu’en est-il de ceux qui se meurent un peu plus chaque jour ?

En tant que membres de la brigade spéciale d'élite du Département de contrôle et de régulation des créatures magiques, en charge de la surveillance, du contrôle, de la maîtrise voire de l’élimination de ces dernières lors de la mise en danger ou de nuisance à l’encontre de la population magique ou moldue de la capitale anglaise, le couple Clifford possédait une réputation d’excellence, forgée par la rigueur et l’expérience au sein du Ministère magique britannique. Efficaces, justes, implacables lorsqu’il le fallait, Narcissius et Nausicaa Clifford avaient toujours réussi à faire face à ces êtres magiques ayant dévié du droit chemin, étant en mesure de les reconduire vers un comportement plus en adéquation avec l’univers peuplé de créatures les plus divers nécessitant une cohabitation harmonieuse de toutes les espèces vers laquelle ils devaient tendre, ou à les supprimer le cas échéant, si la menace avait dépassé le stade latent. Ils y étaient toujours parvenu oui, jusqu’à ce soir de pleine lune. Parfaitement circulaire, dans toute sa rondeur, s’illustrant de sa nitescence argentée, apposé sur ce fond noir nocturne, l’astre vespéral s’était fait l’observateur silencieux et pourtant consentant d’un drame familial sans nom. Lors d'une intervention magique en ce moment critique du mois de décembre 1983 le premier, Narcissius tenta vainement d’empêcher sa femme de participer à l’appréhension d’un lycan incontrôlable, dont les ravages et prouesses assassines engrangeaient de nombreuses pertes humaines depuis le mois de septembre. « Il est hors de question que tu m'accompagnes, tu m’entends ? », grommela la figure masculine dont le ton réprobateur s’était vu accompagné d’un regard sombre coulant sur la jeune femme, qui semblait faire la sourde oreille, affairée à nouer les lacets de ses bottes réglisse d’un sortilège, incapable de se pencher afin d’exécuter la tache de ses doigts en raison de son ventre prédominant. « Ne m’oblige pas à utiliser ma baguette pour te retenir dans cette demeure », la menaça-t-il vainement, l’air grave. « Voyons, Narcissius, ne sois pas ridicule. Tu n utiliserais pas de magie sur moi, pas dans cet état », ajouta-t-elle presque amusée de la situation. « A contrario même, cet état en est la justification. Crois-tu qu’il est bon pour notre enfant que tu continues à te rendre au travail en te sachant bientôt proche d'accoucher ? Dois-je te rappeler qu’il ne s’agit pas de paperasse administrative à remplir mais d’une traque ? », les traits de sa mâchoire carrée se parèrent d’agitation, entre la tension de dents qui se serrent excessivement sous l’énervement et une bouche vexée de l’inutilité de ses paroles. « J’ai toujours aimé voir cette mine inquiète sur ton visage », plaisanta-t-elle en se relevant de sorte à lui caresser la joue avec cette douceur qui la caractérisait, ses prunelles de jade encrées dans ces iris lagon angoissés « il y a ce sillon qui se creuse entre tes sourcils lorsque tu te fais un souci excessif », remarqua-t-elle finalement comme si ce constat lui semblait nouveau après plusieurs années de mariage, soulignant la zone marquée du bout de son index délicat. Lui prenant la main, l’arrêtant subitement dans son geste mi-moqueur, mi-affectueux, il rétorqua renfrogné: « Nausicaa… », soupira-t-il, bras ballants devant l'attitude bornée manifestée par sa moitié qui le dépassait. Enceinte de huit mois, et bien qu’au milieu de son troisième trimestre de gestation, celle-ci se refusait de délaisser son travail qu’elle prenait à cœur, peut-être même un peu trop d’ailleurs. Connue pour son entêtement, elle s’était imposée face à son époux et n’avait pas rechigné à contribuer par son engagement à ce qui aurait dû s’avérer n’être qu’une banale mission parmi tant d’autres.

La brigade s’était donné rendez-vous à la clairière bordant la lisière de la forêt afin de pouvoir quadriller les plus de vingt-huit hectares de forêt ancienne située au Nord de Londres et se répartir stratégiquement la fouille à la recherche du déviant. Ce dôme de verdure grouillait à l’accoutumée naturellement de vie, enregistrant près d’une septantaine d’espèce d’oiseaux, divers races de chauve-souris, pas moins de quatre-vingt sortes différentes d'araignées, de quoi faire frissonner l’échine du moins arachnophobe, et pour trois mois déjà, trois de trop, devenu le terrain de jeu meurtrier régulier d’un loup-garou, dont l’affreux pelage grisâtre avait à nouveau été aperçu dans les environs. En raison de la proximité des habitations, le Ministère lança un décret d’arrestation qui n’allait pas tarder à tourner en mise à mort mutuelle entre l’animal et la personne qui s’était mise en travers de son entreprise sanguinaire. Déchiqueterrr. Eventrrrerr. « Bon sang, mais on y voit strictement rien ici », s’irrita Narcissius, baguette à la main dont le faisceau lumineux opalin éclaira les premiers troncs ayant pris racines à l’entrée des bois. « Encore moins que dans le cul d’un troll », ricana une voix rauque à sa gauche. « Toujours aussi poétique, Whitmore », lança Nausicaa enjouée à l’encontre du concetti à l’humour douteux, ses billes smaragdines peinant à se faire à l’obscurité. « La lueur céleste depuis son empyrée ne diaprera pas cette nuit, obombrée par le velours vaporeux des pleurs divins », s'essaya sérieusement le vieil homme en évoquant le ciel nuageux qui obstruait une bonne partie de la lune, avant de repartir d'un rire gras. Avançant tout d’abord ensemble sur plusieurs mètres, ils décidèrent de se séparer afin d’élargir le champ. « Lumos Maxima », ordonna Clifford à son arme, arpentant les bois avec précaution et le peu de calme dont il arrivait à faire preuve, de son halo brillant aux capacités d’aveuglement plus impressionnantes que les phares d’une voiture moldue. Des arbres, des arbres, encore arbres. Un caillou.« Là ! », marmonna-t-il à mi-voix pour lui-même, dirigeant sa baguette vers le bruit. Non, fausse alerte. Il commençait vraiment à s'imaginer des choses à force de guetter. Arrrracherrr. Grrrifferrr. Quelques mètres plus loin, des pas lourds écrasèrent sans grands soins des aplats de mousse, champignons, pives, branches et autres broutilles sous ses chaussures. « Petit petit petit », glissa-t-il dénigrant, répétant enjôleur le même adjectif comme s'il souhaitait appâter un minuscule animal ou faire venir un chat de compagnie, « Allez », s'agaça-t-il, « montre-toi clébard, on a pas toute la nuit non plus », son pied buta sur une pomme de pin qu'il envoya valser dans le décor, « enfin toi si, moi pas ». Lacérrrerrrr. Morrrrdrre. Dans son périmètre, Nausicaa progressait bien, faisant même preuve d'une certaine aisance et célérité malgré les kilos supplémentaires qu'elle traînait. Il n'y avait que les légers coups occasionnels dans son ventre qui venaient troubler son attention concentrée sur le paysage, son regard prasin rivé sur les ombres en tous genres qui se dessinaient en arabesques angoissantes aux contours incertains que son fidèle bout de bois venait révéler, faisant retomber leur caractère abscons. Soudain, un cri trancha dans l'air du soir, arrachant à l'étendue noirâtre trouée d'une myriade d'étoiles son calme. Découperrrr, une paume monstrueuse, démontrant le double de la largeur de celle d'un homme et le triple de sa force, jeta le corps à terre, entre la terre humide et les aiguilles à moitié jaunies. Rrravagerrr, ses griffes se plantèrent avec virulence et une frénésie sans retenue dans la chair incarnat, s'ouvrant d'entailles rouges vives, avant que la bête ne soit projetée avec violence d'un sortilège informulé contre un tronc de mélèze, supportant à peine le choc de son poids. Le souffle couplé, le corps meurtri, elle n'avait réussi qu'à prononcer mentalement une incantation efficace mais pas suffisante pour décourager le lycanthrope qui se releva alors qu'elle n'arrivait pas à en faire de même, clouée par le choc, la souffrance lancinante, la brûlure du venin s'insinuant sinueusement dans son organisme, dans son sang, dans... « Pas le bébé ! », s'époumona-t-elle avant d'être coupée par une douleur partant du haut de son ventre le durcissant brusquement et redescendant s'ancrer jusque dans les reins, suivie d'une autre, une autre encore. Toujours. Devenant inexorablement plus forte et moins supportable. Détrrruirrre. Tuerrrrrrr.

Calanthia naquit finalement par césarienne magique à l'hôpital de Sainte-Mangouste à 3h35 du matin, le 1er décembre 1983. Elle survécut. Fut la seule des deux à s'en sortir entière et en bonne santé. Enfin presque. Si la jeune femme devait être amenée à parler de cet incident horrible, sa réponse serait sans appel. Elle aurait préféré mourir elle-aussi que de vivre les années qui l'ont conduit à être qui elle est au jour d'aujourd'hui ou devrait-elle plutôt dire ce qu'elle, la chose, l'abomination qu'elle est devenue ? Les médicomages avaient voulu lui donner sa chance, évoquant le faible risque d'intoxication lycanne par le cordon ombilical pourtant directement relié au système de la mère. Grossière erreur, baragouinage scientifique de probabilité face à un cas qu'ils n'avaient encore jamais eu à traiter. Pourtant, son père aurait dû se douter. Une enfant qui consacrait le plus clair de son temps à mordre tout ce qui lui passait sous la main, fait certes partie intégrante du développement normal de l'être humain. Néanmoins, ne pas réussir à se défaire de ses jouets qu'elle massacrait de ses premières canines ou son incapacité à ne pas planter ses dents dans ses petits camarades de jeux n'étaient que des signes avant-coureurs du monstre qui se cachait en elle. Même le Choixpeau, célèbre pour ses répartitions impartiales dans les différentes maisons de l'académie britannique, l'avait assignée à Serpentard, sentant sa nature dangereuse, sombre et la destinée noire qui l'attendait. Loin de se considérer comme normale, Calanthia s'était rapidement sentie à part, différente. Refusant de subir ses impulsions, des heures durant elle s'était enfermée dans l'immense bibliothèque de Poudlard dont ses murs couverts de savoirs, la renseignèrent enfin, après des nuits entières à souffrir le martyr dans la Cabane hurlante dont elle entretenait le mythe. Sa condition de damnée l'a menée très tôt à s'intéresser à l'art des potions, seule solution pouvant lui apporter un peu de répit face à l'astre lunaire qui régit depuis ses nuits. Se passionnant pour la confection des breuvages, élixirs et antidotes les plus complexes, elle maîtrisa, lors de cinquième année au sein de cette vieille bâtisse, la potion Tue-Loup, à laquelle elle choisit de rajouter du sang animal, permettant d'empêcher la transformation en loup-garou, de réduire les accès de rage mais pas la douleur physique qu'il lui fallait à présent subir toute sa vie, une fois par mois. Chaque jour étant gravé de rouge sur son calendrier qu'elle ne manquerait jamais de consulter afin de suivre la progression des gibbeuses. Sentir ses os se briser un à un, doucement, se laissant le temps de détruire de l'intérieur, de la consumer, de broyer sa part d'humanité qu'elle ne parvient à maintenir qu'en buvant régulièrement des fioles de ce breuvage infecte. La mort semble si douce à côté...

Première transformation



« Comme la nuit paraît longue à la douleur qui s’éveille.  »


En ce début de soirée, elle était tendue. L’ensemble de ses nerfs semblait trouver une irritation plaisante à la garder dans cet état de quasi-excitation épuisant. Cruellement griffant. Il lui semblait qu’une main invisible tirait de ses phalanges, en parfaite marionnettiste sur son système nerveux, jouant des partitions improbables en pinçant des regroupements d’axones au hasard. Choisissant çà et là un faisceau différent sur l’une des parties de son corps, lui provoquant de légers soubresauts désagréables, ne faisant qu’accentuer son sentiment d’exacerbation général. La description pouvant se rapprocher le plus des influx divers qu’elle percevait aurait probablement pu se retrouver dans un mélange de début de migraine imminent quant à l’agacement psychique éprouvé et la sensation physique de se passer un cutter depuis l’intérieur du derme en direction de la surface de la peau. A l’envers, tout à fait. Remonte. Redescend. Les doigts vers l’échine. Tire. Relâche. S’amusant avec les fils partant et revenant vers la colonne vertébrale. Rien que le fait d’entrer en contact avec sa propre peau lui devenait répulsif. Dans cet état d’agacement poussé, n’importe quel autre individu, normal, si tant est qu’il puisse un jour éprouver cela, serait allé se coucher en espérant que Morphée l’emporterait au plus vite vers un non-lieu onirique exempt de sensations et ce, avant de ressentir le début des démangeaisons, synonyme que le corps serait plongé dans une véritable fourmilière. Or, elle ne pouvait pas. Ne le devait pas. Ne dormirait de toute manière pas, peu importe la quantité de sable d’or que le marchant pouvait bien lui jeter sur les paupières, elles resteraient ouvertes, ses iris à découvert jaspés d’impuissance assisteraient à tout le processus. « Schhht écoute, tu entends ? Non ? Je serai calme, au point où tu ne suspecteras même pas ma présence. Tu ne me verras pas dans le miroir, rien que ton reflet. » Calanthia s'observa longuement. Son reflet lui renvoyait une apparence fébrile aux contours incertains. Une pâle copie de ce qu'elle était. « Une image. » Sa main droite passa sur son visage depuis son front, décrivant un demi-cercle en direction de son oreille, écartant une mèche de ses cheveux châtain collante par la sueur de sa vue et appuyant sur la peau au passage que son toucher retrouva moite. Elle retira ses doigts, dégoûtée, tremblant, avant que ceux-ci ne se dirigent vers sa poche, fouillant frénétiquement son contenu, à la recherche d'un flacon, pas plus grand qu'une souris, qu'elle retira afin de l'inspecter. Le liquide n'avait pas changé de couleur. Secouant la fiole, la consistance à l'intérieur de sa prison hyaline resta la même. Après avoir soulevé le bouchon, elle réprima un haut-le-cœur, tenant instinctivement le préparation éloignée de son nez. Les effluves volatiles, composés peu perceptibles pour autrui, réussirent toutefois à être captées par ses sens en éveil. Les narines bouchées par l'autre main, la nuque penchée vers l'arrière elle fit couler la mixture dans sa gorge, essayant de garder la potion le moins de temps possible sur sa langue qui se défendait de ce goût extrêmement amer en envoyant des signaux à son cerveau de recracher car ce qu'elle ingurgitait était nocif. Poison. Luttant avec sa propre envie de rendre, elle poursuivit, tenant la fiole dans le même angle que son menton afin s'en débarrasser le plus rapidement possible. Déglutir. Ne pas recracher. « Tu ne peux pas me faire disparaître, jusqu'à ce que je ne te fasse succomber ...» L'aconit, cette étrange plante à fleurs jaunes pâles en casque de la famille des Ranunculaceae, ne se prénommait après tout pas pour rien tue-loup. « ...te plier... » Des spasmes violents s'emparèrent de ses entrailles la faisant se pencher en avant, reposant le contenant vidé sur le rebord, s'appuyant sur le lavabo de sorte à se soutenir durant les crampes. Qui pouvait bien vouloir volontairement s'empoisonner ? «... à mes désirs. Tes désirs. »

« Je suis bien caché, là où on enferme ce que l’on se refuse d'affronter. Les plus sombres secrets. Entre l’âme et l’ombre qui te suis au pas. » La Serpentard se souvint subitement des paroles du directeur de l'établissement à qui elle avait dû promettre de s'enfermer si cela venait à lui arriver un jour. Deux ans durant, cette potion l'avait brûlée, détruite un peu plus chaque jour et elle s'était illusoirement imaginé qu'elle empêcherait toute métamorphose. Le mélange semblait avoir fait effet jusqu'alors. Pourquoi pas ce soir ? Son rythme cardiaque s'accéléra sous la panique, frappant par à-coups sa cage thoracique qui lui devenait oppressante. « Je me suis glissée dans ton cœur, l’infectant lui-aussi. » Il lui fallait courir à présent. « Tu ne seras épargnée de rien. » Apposant l'une de ses paumes contre son plexus, elle appuyait avec force contre son buste. Elle aurait presque pu l'empoigner tant il tambourinait à tout rompre. Fuir pour se retrouver face à soi-même ? Hérésie. Ses pas devinrent plus pressants. Les quelques élèves restants frôlant avec le couvre-feu en trainant encore dans les couloirs, la dévisagèrent, stupéfaits. Certains effrayés. Comme toujours. « Le Diable à l'intérieur. Le monstre. Tu l’es. Tue-les ! », elle détourna ses prunelles brulantes de leurs faces méprisantes. Dévalant les marches, s’énervant lorsque les escaliers mettaient du temps à se raccorder, l’étudiante aurait probablement eu la sensation que même les sujets de peinture animés, coincés dans leurs cadres, accrochés en œuvres, recouvrant la majeure partie des façades, en étaient venus à la juger, si elle n'était pas trop occupée par ses propres tourments. Le chaos intérieur commençait gentiment à prendre le dessus. S'emparer d'elle. Prenant possession de ses moyens.« Je peux te blesser de l'intérieur, te rendre cruelle de l’extérieur. Tu ne sauras jamais ce qui te frappe, pas plus que tu ne me verras me rapprocher de toi.» Pas ici. Pas maintenant. « Je suis déjà là. Toujours là. » Sa respiration se fit plus saccadée. Ses cotes semblaient s'écarter vers l'extérieur, cherchant chacune dans un même mouvement à se frayer plus de place, à s'ouvrir telle une fleur en train de d’éclore, une chrysalide devenue papillon déployant ses nouvelles ailes sur le monde. Elle haletait sous l'effort de la course et la douleur, fendant la nuit de son sprint effréné en direction du Saule cogneur. La fraîcheur du soir, bise nocturne délicate, n'arrivait pas à calmer la touffeur accablante qui écrasait paradoxalement ses poumons, pas plus que ses caresses ne parvenaient à apaiser les démangeaisons sur sa peau, ne lui accordant pas de trêve, même pas un instant de répit évanescent. Calanthia n'arrivait plus à musser sa souffrance qui n'en était pourtant qu'à ses prémices d'intensité. Tous les traits de son minois s'inscrivaient d'affliction, gravant ses expressions de supplice. La vert-argent évita machinalement de poser son regard délavé ailleurs que sur sa destination, regardant devant elle, le paysage défiler plutôt que de le relever vers l’horizon, craignant que si yeux venaient à se poser sur le disque lumineux, elle craquerait définitivement. « Je serai là lorsque tu t’imagineras être toute seule. La paix ? Efface ce mot de ta mémoire, comme ceux de compassion et de douceur » Soudain, elle sentit une algie puissante lui comprimer l’abdomen, la clouant sur place devant l’arbre, faisant céder ses jambes. Elle tomba à genoux. Le temps d’un instant, la brune eut l’impression qu’elle s’était pris un coup du saule tant le choc fût violent et inattendu. Sortant sa baguette, un sortilège informulé lui permit de stupéfixer l’agitation du résinifère. Parler lui aurait été de toute manière impossible. Rassemblant ses forces, elle se redressa et pénétrant dans le passage secret, ses pieds la trainèrent difficilement à travers ce tunnel sous-terrain, dans un couloir de la mort, jusqu’à la hutte surplombant le village de Pré-au-lard.

Chutant à nouveau sur le parquet poussiéreux de la cabane, ses bras la rattrapèrent à peine de l’impact contre le sol. A plat ventre, sa joue se décolla finalement du sol salissant son épiderme, que des larmes vinrent à peine essuyer. Son corps se tourna sur l’un de ses flancs pour  se replier en boule agitée de petits mouvements saccadés. De longues minutes durant, l'élève de troisième année ne put que subir ces tremblements, ses iris perdus dans le vague. Avant que les secousses ne deviennent trop brutales, Cala se força afin de pouvoir se relever non sans difficultés puisqu’elle avait perdu tout usage de ses jambes. Sa volonté réussit toutefois à la hisser sur une chaise au bois rongé par endroits. « Quitte à crever, autant le faire dignement », lâcha-t-elle, se moquant pas mal de parler toute seule, l'énervement prenant le pas sur l'abattement. Elle serait aux premières loges, théâtralement plantée au milieu d’une pièce devenue une salle d’attente à l’ambiance glauque. La sentence n’allait pas tarder à tomber. « Je vais te faire souffrir. Sous ta peau. », son sang se mit à bouillir, faisant virer au rouge les parties de son corps qui lui étaient visibles. Elle eut soudainement chaud, se sentant aussi affectée que si elle avait eu le malheur de dormir au soleil. Un mal de tête effroyable, bien loin de la gêne migraineuse ressentie plus tôt, ne tarda pas à mettre son endurance à rude épreuve. L'adolescente aurait voulu se masser les tempes, que tout cela cesse. Qu'il la laisse tranquille, qu'il arrête de la rendre dingue. Elle allait devenir folle. « M'infiltrant via les fissures, ne demandant qu’à me dévoiler. A te révéler. Regarde », sa main, du moins ne put-elle la reconnaître en tant que telle, constatant simplement que ce membre était visiblement rattaché à son bras donc lui appartenant, s'était mise à changer sous ses iris écarquillés d'horreur. Un rapide coup d'oeil sur la gauche n'infirma pas sa vision. Elle n'était pas en train d'halluciner. Ou alors son cerveau déraillait complètement sous la torture. « Je suis le poison. Je suis ce que tu es. ». Déchirée par la douleur et devant son propre désarroi, l'anglaise se contenta de fermer ses yeux humides, laissant les transparences lacrymales perler le long de ses joues échauffées. Tandis que ses muscles s'éclataient de part et d'autre de son organisme afin de croître, Calanthia se tordait dans tous les sens sous le déplaisir, prenant des positions irréalisables. « Ne lutte pas. » Au bord de l'effondrement, elle tenait pourtant bon, se raccrochant à l'espoir que tout cela prendrait fin. Tôt ou tard. D'une façon ou d'une autre. Peut-être que la transformation s'avorterait d'elle-même si elle refusait d'y céder ? « Délicieuse agonie... Mon amour trouve naissance dans ta nature parce que je ne te laisserai pas te libérer jusqu'à ce que je te brise. Si tu ne veux observer, sens comme je tiens à toi, comme je te tiens. Dans tes os. » Son propre squelette lui échappa, prostrée vers l'avant, torse appuyé contre ses cuisses, elle allait craquer. Littéralement. « Brises-toi. », un bruit sinistre, effroyablement sonore et dégoûtant déforma sa colonne vertébrale, la menant vers un concerto épouvantable de craquements. Elle n’était plus que souffrance, noyée par et dans celle-ci. A l’apogée de cette torture elle crut perdre connaissance mais sa conscience ne fit que s’effacer en un claquement de doigts laissant place à l’instinct animal. Bestial. Le reste ne fut que pulsion. Oublié.

Qu’y a-t-il de plus vide de sens que de vouloir se fuir soi-même, d’être réduite en esclavage par sa propre composition ? Peut-on dire d’une chose qu’elle en est une si elle ne l’est qu’à moitié ?

Peut-elle encore se targuer d’être humaine ?


Derrière l'écran


Pseudo ou prénom : Pando. Âge : 25 ans. Temps de connexion : Régulièrement. Un commentaire ? : Fournée de crêpes pour tous    non plus sérieusement, j'ai hâte d'inaugurer ce nouveau petit personnage . Comment avez-vous connu le forum ? : Hook m'en avait parlé mais j'ai trouvé le chemin toute seule comme une grande. Avez-vous lu le règlement ? : Yep.
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MessageSujet: Re: [CALA] Le présent serait plein de tous les avenirs, si le passé n’y projetait déjà une histoire.   Lun 14 Juil - 1:19


Clifford & Calanthia

« Les vices entrent dans la composition des vertus, comme les poisons entrent dans la composition des remèdes. »


Fiche de répartition



1. Qu'est-ce qui parmi ces éléments est le plus important à votre bonheur ?

♦ Rester libre, à n'importe quel prix et quelques soient les épreuves pour le rester.

La liberté n’est pas un concept de grandeur que Cala considère à l’image de tout un chacun, elle est un idéal de vie auquel elle aspire. En vain. Une condition de libération qu’elle n’atteindra jamais mais à laquelle elle se raccroche de toutes ses forces afin de ne pas sombrer dans les méandres de ses pulsions. Cette notion purement abstraite dans sa condition de détenue de son propre corps qui peut tout à fait lui échapper n’en reste pas moins salvatrice. S’il n’y avait de liberté, elle ne pourrait être prisonnière. De se savoir damnée, d’en prendre pleinement conscience, d’en mesurer toute son étendue n’est-ce pas déjà une manière de s’en détacher ? Dans son cas, la liberté a un goût imbuvable de potion Tue-loup. Allez, cul sec!, ou santé!, si vous voulez plaisanter.


2. Quelles qualités vous définissent le mieux selon vous ?

♦ Libre, courageux, persévérant.


3. Au contraire, dans lesquels de ces défauts vous reconnaissez-vous ?

♥ Émotif, lunatique, gourmand.

Description du caractère (qualités et défauts, points 2. et 3.): La complexité demeure le maître-mot pouvant qualifier au mieux la personnalité déconcertante qui l’anime. Son caractère déroute autant qu’il fascine. Cyclothymiques et capricieux ses traits se traduisent par des sautes d’humeurs déstabilisantes pour celui qui les subit. Dire de Calanthia qu'elle est instable (lunatique, faisons des mauvais jeux de mots) la ferait probablement rire aux éclats ou la plongerait dans un  état de profond agacement. Sans faire appel à un continuum émotionnel, la jeune femme est à même de passer de l’un des extrêmes à l’autre, parfois sans raison valable, tout en sachant retrouver un juste milieu lorsque celui-ci s’impose. Un certain magnétisme se dégage de cette forte personnalité qui possède une autorité naturelle, palpable par une attitude relativement dominante et des qualités que certains s’amusent vainement à attribuer par habitude aux hommes : Cala est ambitieuse, autoritaire, audacieuse, énergique, pas grand chose lui échappe, elle sait foncer le cas échéant pour saisir les opportunités qui s’offrent à elle. Le sens des réalités et du concret permettent à cette tornade d’être pleinement ancrée dans le réel afin de ne pas perdre pied par son propre caractère changeant. De nature particulièrement impatiente, la brunette est rapide d'exécution mais possède une certaine intolérance qui peut la rendre dure, voire brutale. Un mélange on ne peut plus compliqué de spontanéité et de réflexion régit son quotidien. Elle peut réagir tout de suite, suivant un coup de tête comme passer des heures à réfléchir sur un événement, capable de retourner métaphoriquement encore et toujours obsessionnellement une même bille dans tous les sens jusqu’à en extraire toutes les possibilités, elle est en mesure d’en faire de même pour une situation. L’anglaise déborde de vitalité, son corps est à son image, tonique, fin, entraîné et nerveux. Elle a rapidement décelé sa propre hyperémotivité qui vient souvent perturber son esprit vif, incisif et analytique, mais elle essaie de faire au mieux avec ces bouillonnements intérieurs qui la débordent et les impulsions parfois meurtrières qui peuvent s’emparer d’elle. Sa susceptibilité n’a d’égal que sa jalousie, faisant d’elle une personne extrêmement rancunière, qui a la dent dure au sens propre comme au figuré. Si la brune s’évertue à garder son calme, aidée par les années l’ayant conduite vers une certaine maturité venant remplacer sa tête-brûlée d’adolescente, Calanthia Rosemary pourra néanmoins se montrer venimeuse, mordante, critique, ou s'emportera violemment et sans crier gare si quelque chose venait à la chiffonner. Soyez sûrs d’une chose, rien n’est jamais sûr avec elle.


4. Si vous deviez-choisir un de ces éléments, lequel vous semblerait le plus judicieux ?

◘ Le feu, élément dévastateur et capable de fournir la toute puissance.


Le feu, les flammes, l'enfer, son hadès sur terre qu'est son "don" magique, il la consume, la brûle un peu plus jour après jour. Toutefois, le feu est aussi un moteur, la passion et Calanthia l'est avec fougue et sous plusieurs facettes dans sa vie, détentrice d'un feu intérieur, d'un véritable incendie dont elle ne laisse pas toujours déployer les flammes ou alors à ses risques et vos périls. Élément destructeur par excellence, à son image, Cala est capable de causer des dommages irréparables si elle ne se maîtrise pas. Elle possède une puissance qu'elle garde bridée, bien consciente qu'il n'est pas toujours nécessaire d'instiguer un brasier s'il n'y a qu'une cheminée.


5. Qu'est-ce que l'amour à vos yeux ?

◘ L'amour ? Je me refuse à le connaitre. Certains appelleraient cela de la lâcheté ou de la faiblesse mais il ne s'agit que de bon sens. L'amour détruit les gens depuis des siècles. Pourquoi devrait-on accorder sa pleine confiance à autrui ? Cet autrui qui n'hésitera pas une seule seconde à vous planter un couteau dans le dos, une fois tourné. Oui ce sentiment n'a aucun sens, tout simplement.


Les histoires d’amour seraient-elles source de douleur ? Ne lui parlez pas de souffrance ou de cœur brisé, Calanthia en a assurément suffisamment disséqués durant ses travaux pratiques estudiantins pour savoir que cet organe, aussi vital soit-il, ne sera jamais en mesure de faire le même bruit affreux que celui des os broyés, dont le craquement retentit au plus profond de son être, à chaque fois que Séléné se montre dans toute sa rondeur. L’amour est pour elle avant tout une question chimique qui s’explique à coup d’hormones et de phéromones, du physique somme toute, une vision rationnelle héritée de son cursus de médicomagie, une belle façade imaginaire qu’elle s’est érigée contre la déception de s’être ramassé une baffe monumentale lorsque son fiancé l’a lâchement abandonnée, la laissant au plus bas à Londres. Quant à la douleur, la vraie, celle qui vous ferait préférer le néant et l’inanité au ressenti, elle connait, ce n’est guère elle que vous verrez pleurer autour d’un pot de crème glacée.


Si vous pouviez choisir d'intégrer une communauté, vers laquelle iriez vous ?
Diamond's Wolf je présume mais je vous laisse le soin de l'orienter vers la communauté qui lui conviendra le mieux


Pour aider le staff

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♦ Fonseca Lyndsy  ► Calanthia Clifford
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MessageSujet: Re: [CALA] Le présent serait plein de tous les avenirs, si le passé n’y projetait déjà une histoire.   Lun 14 Juil - 1:24

Bienvenue sur le forum belle demoiselle *-* !
Bonne chance pour ta fiche et résolument hâte de voir ce que va donner ta belle demoiselle *-* !
Si tu as la moindre question, n'hésites pas à nous contacter *-*

THE PHOENIX'S SONG ~
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MessageSujet: Re: [CALA] Le présent serait plein de tous les avenirs, si le passé n’y projetait déjà une histoire.   Lun 14 Juil - 2:16

Camber Lewis a écrit:
Bienvenue sur le forum belle demoiselle *-* !
Bonne chance pour ta fiche et résolument hâte de voir ce que va donner ta belle demoiselle *-* !
Si tu as la moindre question, n'hésites pas à nous contacter *-*

Je te remercie    Voir la pétillante Emma avec un prénom original, ça fait plaisir. Je n'hésiterai pas, j'ai d'ailleurs une petite demande à vous faire. ^^
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MessageSujet: Re: [CALA] Le présent serait plein de tous les avenirs, si le passé n’y projetait déjà une histoire.   Lun 14 Juil - 8:36

Bienvenue à toi sur le foruuum. j'espère que tu vas te plaire ici hihi. Nous sommes ravis de t'acceuillir, si tu as la moindre question, nous sommes là   

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MessageSujet: Re: [CALA] Le présent serait plein de tous les avenirs, si le passé n’y projetait déjà une histoire.   Lun 14 Juil - 11:22

WOUII des crêpes  :friends01: 
Rien que pour ça déjà t'es trop cool *bam* puis cet avatar **
Hâte de voir ce que tu pondras comme personnage ! Et puis surtout bienvenuue !!   

THE PHOENIX'S SONG ~
Δ If it's wrong to love you, Then my heart just won't let me be right. I'd give my all to have Just one more night with you, I'd risk my life to feel Your body next to mine 'Cause I can't go on.
©️ signature by anaëlle.
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MessageSujet: Re: [CALA] Le présent serait plein de tous les avenirs, si le passé n’y projetait déjà une histoire.   Lun 14 Juil - 12:56

MON AMÙÙÙÙÙÙR     

Bienvenue jolie fiancée  bon courage pour ta fiche    
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MessageSujet: Re: [CALA] Le présent serait plein de tous les avenirs, si le passé n’y projetait déjà une histoire.   Lun 14 Juil - 17:03

Ki Suk Yoon a écrit:
Bienvenue à toi sur le foruuum. j'espère que tu vas te plaire ici hihi. Nous sommes ravis de t'acceuillir, si tu as la moindre question, nous sommes là
Soyou Park a écrit:
WOUII des crêpes :friends01:
Rien que pour ça déjà t'es trop cool *bam* puis cet avatar **
Hâte de voir ce que tu pondras comme personnage ! Et puis surtout bienvenuue !!

Merci tous les deux pour cet accueil    Je vais essayer d'être à la hauteur de vos attentes. Je mise beaucoup sur ce petit perso ^^

Abbadon Boleyn a écrit:
MON AMÙÙÙÙÙÙR     

Bienvenue jolie fiancée  bon courage pour ta fiche    

   *scène de ménage*

Non je plaisante, enfin à moitié. CHAAATOOON     j'ai hâte   
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Golden Otter
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MessageSujet: Re: [CALA] Le présent serait plein de tous les avenirs, si le passé n’y projetait déjà une histoire.   Lun 14 Juil - 18:33

Welcooooooome *o*

j'ai hate de découvrir ton personnage, en tout cas t'as l'air d'écrire super bien *o*
il nous faudra un lien jolie jeune femme.
Bon courage pour ta fiche
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MessageSujet: Re: [CALA] Le présent serait plein de tous les avenirs, si le passé n’y projetait déjà une histoire.   Mar 15 Juil - 20:30

Noah Worthington a écrit:
Welcooooooome *o*

j'ai hate de découvrir ton personnage, en tout cas t'as l'air d'écrire super bien *o*
il nous faudra un lien jolie jeune femme.
Bon courage pour ta fiche

Awwn, merci pour ce compliment    Avec plaisir pour le lien.
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Fumseck
Department member
Je ressemble à « : un beau phoenix ». J'ai égaré : 599 parchemins. Ma bourse est remplie de : 864 et j'ai : 98
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MessageSujet: Re: [CALA] Le présent serait plein de tous les avenirs, si le passé n’y projetait déjà une histoire.   Mar 15 Juil - 22:53


Félicitations !!
Tu fais partie de la communauté des
Diamond's Wolf !!



Tu écris trop bien T^T ! Je suis trop fan de ton style d'écriture et ton personnage m'a l'air résolument passionnant. En gros, je vais vous espionner *sort*. Comme tu l'a bien supposée, ta demoiselle a tous les critères pour être une magnifique louve - sans jeu de mot :p ! - Amuses-toi bien parmi nous et sois fière de ta communauté ;)


Cher citoyen, WINCAP est résolument ravi de t’accueillir au sein de sa communauté. Comme tu l’as sans doute remarqué, ta baguette t’a désigné une communauté, celle auprès de laquelle tu feras tes premiers pas dans la ville. Sache qu’il s’agit d’un élément indispensable à ta bonne intégration ici. Tout comme toi, de nombreux sorciers vont faire leurs premiers pas à tes côtés, au sein de cette ville hors du commun. Qu’importe les raisons qui t’ont amené jusqu’à WINCAP, personne ne te jugera, car ici, on a une devise : l’unité des peuples fait celle des cœurs. Alors, prépare-toi à vivre une aventure exceptionnelle, inoubliable où peut-être apprendras-tu à en savoir plus sur toi-même, sur ceux qui t’entourent. Quoi qu’il en soit, le monde de WINCAP s’offre à toi et nous te souhaitons une bonne aventure parmi nous !

« Félicitations ! Tu fais désormais partie de la communauté des Diamond's Wolf, dont le loup est l’animal protecteur. Sois digne de porter ses couleurs et agit en tant que bon citoyen pour faire briller ton emblème !

Te voici enfin validé, petit(e) sorcier(e) ! En tant que citoyen de WINCAP, tu peux désormais postuler pour devenir membre de l’équipe de Quiddich de ta communauté. Afin de ne pas dormir dans une ruelle paumée de la ville, tu peux enfin réserver ton appartement ou ta maison et créer ta fiche de lien. Pour finir, n’oublie pas de remplir les différents éléments dans ton profil et ton Magic Diary. De plus, il est vivement recommander de venir référencer son patronus et découvrir comment aider ta maison dans le tournoi des communautés. Dans tous les cas, nous te souhaitons une bonne aventure parmi nous !!!


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[CALA] Le présent serait plein de tous les avenirs, si le passé n’y projetait déjà une histoire.

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