Partagez | 
The Phoenix Song ::  :: Oubliettes :: Rps :: Sinseonghan Jolyu's Area
 

 Tengo tantas cosas que decirte hoy | Yamada Yasushi | Fini

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage


Invité
Invité
profil +
MessageSujet: Tengo tantas cosas que decirte hoy | Yamada Yasushi | Fini   Lun 14 Juil - 16:45

Cela faisait maintenant une quinzaine de jours que Yasushi était venu vivre à sa plus grande joie dans son petit logement. Elle savait bien qu’il n’était nullement très grand mais cela leur suffisait amplement pour eux et leurs animaux. La demoiselle n’avait pu que rire face au comportement un peu trop possessif de son propre animal, Hime se trouvant encore bien jalouse de l’homme qu’elle aimait. Dès qu’elle en avait l’occasion, elle venait s’allonger sur ces jambes pour s’endormir, l’empêchant ainsi de rejoindre son amoureux. Bien entendu cela ne la dérangeait nullement mais son chat se vengeait à chaque fois en lui donnant un coup de griffe ou en miaulant sans cesse. La demoiselle semblait devenir particulièrement capricieuse et notamment au contact du chat de Yasushi à qui elle laissait sous-entendre qu’elle était la maitresse de la maison. La jeune femme ne pouvait alors qu’en rire en compagnie de son tendre et cher. Sans aucun que la demoiselle n’aurait pu nullement être plus heureuse que depuis l’arrivée de son petit ami en ces lieux. Se réveiller dans les bras de son amant chaque jour se retrouvait bien le plus beau des réveils, aimant tant recevoir ou donner des doux baisers à cet être qui faisait battre son cœur. La demoiselle devait paraitre bien plus heureuse lorsqu’elle allait le matin à son lieu de stage au ministère ou bien à l’école. Après tout, il n’y avait aucune raison pour qu’elle ne le soit pas, ayant à présent un de ces souhaits réalisés. Lorsqu’elle rentrait chez elle, la demoiselle ne pouvait qu’être ravie de retrouver la chaleur des bras de son aimé et de recevoir son affection. Il n’y avait sans doute rien de plus beau à ces yeux que ces jours qu’elle vivait aux côtés de son amant.

Une vérité qui l’emmenait à penser qu’elle devait lui avouer une partie de son passé, bien qu’elle n’avait jamais cherché à lui cacher. Mais, à présent qu’ils avaient franchi un cap dans leur relation amoureuse, Yuuki ne pouvait nullement garder en elle ce secret et devait lui avouer. Bien entendu, elle savait que cette nouvelle risquait de le surprendre mais peut-être qu’il s’était rendu compte que sa situation n’était pas comme les autres. Depuis qu’elle vivait cette relation d’amour à ces côtés, elle ne lui avait jamais parlé de sa famille une seule fois, n’avait jamais rencontré un seul membre de sa famille. Bien que sa famille vivait au Japon, en tant que sorcière elle n’aurait eu aucun mal à transplaner là-bas pour présenter son petit ami. Mais, cela lui est tout simplement impossible étant donné qu’elle avait été reniée par sa famille à ces dix-huit ans après avoir décidé de quitter sa famille, n’adhérant nullement à leurs idéaux. Ainsi, à présent qu’elle était rentrée chez elle, elle attendait patiemment son retour assise sur leur lit, son chat étant venu se blottir contre elle comme s’il sentait que la demoiselle angoissée et n’était pas au meilleur de sa forme. Se relevant, ne réussissant nullement à attendre patiemment son retour, la demoiselle vint se diriger vers le placard de son appartement et se saisit du matériel pour réaliser du thé aux fruits rouges. Une fois qu’elle termina sa tâche, se servant de sa baguette pour chauffer l’eau plus rapidement, elle se saisit d’une tasse elle se versa alors du thé. Sa tasse de thé prêt, elle s’installa sur sa petite table, essayant de se changer les esprits et de ne pas penser à ces instants de vie particulièrement douloureux.

Ce fut alors avec ravissement qu’elle entendit le jeune homme franchir les portes de son appartement. Le chat de son petit ami se leva lui aussi de son panier pour rejoindre son amoureux, la faisant rire tendrement alors qu’elle venait prendre dans ces bras son petit ami. Respirant le doux parfum de son petit ami, la demoiselle vint murmurer dans une voix douce : « Mon amour… tu m’as manqué… je suis heureuse de te retrouver. » Souriant à ces mots, la demoiselle lui vola un doux baiser ne pouvant s’empêcher de le regarder tant elle le trouvait beau. Prenant sa main dans la sienne, entrelaçant leurs doigts la demoiselle continua simplement : « Tu as passé une bonne journée au ministère ? Si tu veux j’ai fait du thé, il y a à peu près une dizaine de minutes, il en reste assez pour toi. »

Déposant un baiser contre la nuque de son aimé, la demoiselle vint sourire doucement avant de reprendre malgré elle un air sérieux, voulant lui avouer qu’elle s’apprêtait à lui relever un des évènements les plus marquants de son existence. Elle releva alors son regard vers le jeune homme, essayant de calmer ces angoisses au contact de cette chair qui l’avait toujours rassuré et lui avait permis de sentir réellement à sa place. L’intonation de sa voix devint alors plus hésitant, plus angoissé alors qu’elle murmurait : « Mon Yasushi… je dois te parler de quelque chose qui est important pour moi…ce soir… et cela m’angoisse un peu. Je n’ai jamais eu le courage de te l’avouer jusqu’alors mais… je me le dois de te le dire. Mais ne t’inquiètes pas… cela n’a aucun rapport avec nous deux, juste à propos de ma famille…» Le mot juste n’était peut-être pas adéquat mais elle ne savait nullement comment engager le sujet de sa famille. Le sujet de sa famille était résolument complexe... elle ne pouvait nullement ignorer les horreurs qu’elle avait vu lorsqu’elle avait été enfant et adolescent. Sa famille était sans aucun doute la pire des familles mangemorts du monde asiatique à ces yeux, bien qu’il n’est pas décidé de la tuer lorsqu’elle avait décidé de quitter sa famille. Elle se rappellerait toujours de ces scènes où elle les avait vus tuer de simples moldus pour le plaisir et s’entrainer à se perfectionner. Heureusement pour elle, elle n’avait pas été l’héritière principale, ni un homme, son frère aîné endossant ce rôle à sa place. Sans aucun doute qu’elle aurait dû tuer des hommes innocents, un fait qu’elle ne pourrait nullement tolérer qui l’avait emmené à ne jamais penser ni agir comme les membres de sa famille. Yasushi avait dû se rendre compte qu’elle plongeait dans ces idées noires, sentant celui-ci raffermir sa prise sur elle comme pour l’apaiser. Cela ne serait qu’un mauvais moment à passer, à se rappeler de sa famille. Elle n’avait plus à présent rien à craindre, aimé et protégé par Yasushi, que pouvait-elle demandé de plus ? Elle se calma à ce contact alors qu’elle venait laisser échapper un doux soupir contre sa chair.
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Yasushi Yamada
Department member
Obsidian Bear
Je ressemble à « : Lee Seung Hyun - Model HOTBOOM ». J'ai égaré : 203 parchemins. Ma bourse est remplie de : 867 et j'ai : 26
profil +
MessageSujet: Re: Tengo tantas cosas que decirte hoy | Yamada Yasushi | Fini   Lun 14 Juil - 16:46

Cela faisait désormais trois ans, que Yasushi avait pris l’habitude de se rendre au sein du Ministère lors de ses périodes de vacances scolaires. Une coutume que devait suivre tous les élèves d’un cursus d’apprentissage lorsque la pratique était prise en compte pour l’évaluation et l’obtention de son diplôme. De ce fait, il était évident qu’il avait prit l’habitude d’arpenter les couloirs du Ministère, rencontrant parfois ceux qui allaient, peut être un jour, devenait ces responsables. Attaché au quartier général des Aurors au sein de l’institution magique, il s’y rendait tous les matins afin d’être briefé et dirigé soit vers le camp d’entrainement, soit vers le terrain. Une routine qu’il appréciait, quand bien même avait-il encore du mal avec un seul sort : celui du patronus. Une lacune, qui déroutait tout autant ses responsables que lui-même, tant cette dernière se trouvait être la seule qu’il disposait. Aussi étrange que cela pouvait paraitre, il avait été mis de nombreuses fois sur le terrain, parvenant à arrêter des sorciers qui disposaient d’objets de magie noire, ce qui lui avait d’ailleurs voulu de nombreuses louanges, mais cela n’avait pas suffit à ce qu’il obtienne son diplôme. En effet, malgré les excellents résultats dont il déposait, cette seule lacune suffisait à amener son parcours vers un échec. Il devait absolument le maitriser s’il souhaitait être en mesure de devenir un auror mais cela était plus simple à dire, qu’à faire.

Quoi qu’il en soit, il espérait y parvenir un jour, sentant tout au fond de lui qu’il serait sous peu en mesure de le réussir dans les mois à venir. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’il goutait merveilleusement à ce bonheur qu’il avait tant recherché. Auprès de celle qui avait su guérir son cœur des blessures antérieures qu’il avait subit, il apprenait peu à peu à lui faire confiance, avoir foi en lui. C’était incroyable de voir dans quelle mesure les paroles, les baisers et cajoleries de la jeune femme pouvait atteindre son cœur, son âme. En si peu de temps, elle était devenue celle qui le guidait dans la vie, lui donnait les armes pour avancer, combattre cette maladie qui le rongeait depuis tant d’années. Une maladie que la jeune femme n’avait nullement connaissance, n’ayant jamais saisi l’opportunité de lui en faire part, tant il se trouvait honteux d’en être atteint. Après tout, il n’y avait rien de très glorieux d’admettre que son cœur et son esprit se trouvait faible face aux remarques et regards des autres, que ce dernier se rendait malade au point de lui faire connaitre les pires tourmentes. Cela faisait près de quatre ans qu’il tentait de lutter corps et âme contre cette dernière, en vain. Ce n’était qu’au contact de cette femme, de l’élue de son cœur, qu’il parvenait à atténuer quelque peu ses angoisses tant son amour lui permettait de reprendre contenance à ses côtés. Il évoluait qu’à ses côtés et il ne pouvait que lui en être cruellement reconnaissant.

Il avait donc passé sa journée de la façon la plus simple qu’il soit, s’efforçant seulement de répondre aux prérogatives de sa mission du jour, faisant de son mieux pour y parvenir au travers des différents obstacles qui avaient été dressés sur sa route. Une façon comme une autre d’analyser ses capacités de réactivité pour lorsqu’il serait sur le terrain. Il s’en était plutôt bien sorti et avait été ravi qu’on le libère quelques heures plus tôt que l’horaire prévu. Il avait donc quitté les lieux quelque peu fatigué, sa journée l’ayant contraint à réfléchir énormément et à se dépenser physiquement. Il avait cruellement hâte de retourner auprès de celle qu’il aimait et auprès de qui il vivait désormais. Il avait sa proposition, il y a deux mois de cela, s’installant chez elles que quelques semaines après, le temps de bien préparer son déménagement. Cela faisait donc peu de temps qu’il vivait avec elle mais, il ne pouvait que s’en sentir cruellement heureux. Il appréciait tant de pouvoir la voir, la prendre dans ses bras, la contempler, lui susurrer tout tendrement ces émotions qu’elle lui faisait tant ressentir. Elle se trouvait un miracle à ses yeux, une femme parfaite sous tout rapport qui lui permettait enfin de connaitre cette félicité tant recherché. Il n’avait donc pu que se dépêcher pour rentrer chez eux, transplanant dans un lieu isolé du regard des moldus afin de pouvoir se fondre dans la mase. Tout naturellement, il avait retiré sa cape de sorciers pour la rétrécir et l’insérer dans la poche de sa chemise, désormais pas plus grande qu’une serviette.

Il avait donc rejoins la foule très rapidement, se mêlant à cette dernière jusqu’à l’appartement de sa délicate amante jusqu’à arriver jusqu’à chez elle. Il ne pu donc qu’être satisfait de la trouver au sein de l’appartement, lui souriant tendrement tandis qu’elle venait déjà à lui pour l’étreindre doucement. Ce simple acte de la jeune femme ne pu que le combler de bien être tandis qu’il l’enserrait avec bonheur, humant son doux parfum, souriant aux douces paroles de cette dernière. Elle lui murmurait qu’elle lui avait manqué, se trouvant heureuse de le retrouver.

« Moi aussi. » Eut-il seulement la possibilité de répondre tandis qu’il sentait les délicates lèvres de son amant se poser sur ses lèvres.

Un baiser qu’il savoura avec délicatesse, sentant les phalanges de la jeune femme pendre entre ces dernières les siennes pour garder un doux contact entre leurs chairs. Elle lui demanda s’il avait passé une bonne journée au ministère et s’il voulait du thé qu’elle avait préparé quelques minutes auparavant. Une proposition qui était résolument alléchante en vue de la dure journée qu’il avait eue, murmurant simplement.

« Ce fut une journée enrichissante mais épuisante, je ne serai pas contre un peu de thé mais nul besoin de se presser. J’aime te savoir au creux de mes bras. »

Son visage se fit délicatement tendre tandis qu’il sentait la jeune dogsuli déposer un baiser au creux de sa nuque, qui ne pu que le rendre quelque peu fébrile, ravi de la voir si câline. Cependant, il remarqua rapidement que son corps semblait se raidir quelque peu, soudainement sérieux alors qu’elle lui murmurait qu’elle devait lui parler de quelque chose d’important pour elle. Cela l’angoissait un peu d’ailleurs car elle n’avait jamais eu le courage de lui avouer jusqu’alors mais qu’elle devait le faire. Des paroles qui vinrent d’autant plus l’angoisser, son sourire se figea tandis que des pensées sombres semblaient s’initier dans son esprit. Qu’est ce que cela signifiait ? De quoi désirait-elle lui parler ? Des craintes qui ne purent que s’affermir même si cette dernière tenta de le rassurer sur le point qui justement l’inquiétait. Cela n’avait aucun rapport à propos d’eux mais plutôt de sa famille. Une phrase qu’elle laissa en suspens mais qui ne pu que renforcer son interrogation, serrant plus fermement ses doigts tandis qu’il murmurait faiblement.

« Ta famille ? » Questionna-t-il dans un premier temps, le temps d’assimiler toutes les informations qui se brouillait dans son esprit, ayant du mal à les trier. Inspirant doucement, c’est avec douceur qu’il vint poursuivre. « J’avoue être un peu perdu par ce que tu sous entends et que ton angoisse m’inquiète vraiment, Yuuki… Que dirais-tu de m’en parler autour d’un thé ? Le temps de me poser un peu, assimiler l’information pour pouvoir l’entendre sans inquiétude ? Comme pour te permettre de t’apaiser un peu, l’aborder doucement ? Quoi qu’il advienne, je t’écouterai mais je n’aime pas ce ton soucieux, tout comme l’angoisse que je lis dans ton corps, c’est… assez déroutant. » Ajouta-t-il simplement alors qu’il se mordait la lèvre faiblement, quelque peu perdu et anxieux par les mots qui allaient s’extirper des lèvres de son amante.

Dans tous les cas, le sujet semblait être sérieux et tourmenté sa compagne. Une réalité qu’il avait bien compris, tentant de s’apaiser pour pouvoir aborder la question sereinement, ce qui était plus facile à dire, qu’à faire.

TENUE : 01.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://thephoenixsong.forumactif.org/t82-yasushi-yamada-when-the-ugly-duckling-becomes-a-majestic-polar-fox http://thephoenixsong.forumactif.org/t252-yasushi-yamada-when-the-ugly-duckling-becomes-a-majestic-polar-fox


Invité
Invité
profil +
MessageSujet: Re: Tengo tantas cosas que decirte hoy | Yamada Yasushi | Fini   Lun 14 Juil - 16:46

Avouer ces origines à l’homme que l’on aimait n’était nullement aisé, surtout lorsque l’on se retrouvait être issu d’une famille qui était résolument connu pour être l’une des plus noires du Japon. Chacun de ces ancêtres avait commis au moins une fois un crime sur moldu si ce n’était pas bien plus. Même son frère ne faisait nullement exception dans cette famille, étant bien persuadé que leur famille, leurs originales sociales et leurs rangs les rendaient supérieurs aux autres. Cela, la jeune femme ne le croyait nullement, se considérant au même niveau qu’eux. C’était cette brèche alors qui l’avait emmené à être traité comme une paria et connaitre cette vie remplie d’embuches. Mais à présent qu’elle pouvait enfin toucher au bonheur grâce au bulsajo et vivre sa vie comme elle le voulait, la jeune femme ne pouvait nullement se plaindre d’une quelconque façon de son destin. Elle s’était découverte être une femme particulièrement courageuse et aux côtés de cet homme, chacune de ces blessures se fermaient surement. Ainsi, elle savait qu’il était à présent temps qu’elle avoue à son petit ami sa véritable histoire, pour l’informer avant qu’il ne l’apprenne par une autre personne qui ne saurait nullement l’exactitude de son passé sans faire d’amalgame.

Ainsi, à peine avait-il eu franchi l’entrée que la demoiselle était venue se réfugier dans ces bras pour retrouver cette chaleur qu’elle aimait tant, tout comme ce parfum qui ne le rendait que toujours plus irrésistible. Le jeune homme lui avait manqué, tout comme elle, des mots qui n’avaient que pu lui plaire sincèrement avant qu’elle ne vienne embrasser ces lèvres. Affectueuse la demoiselle ne cessait de l’être avec son amant, caressant ces phalanges et prenant des nouvelles de sa journée, lui demandant s’il voulait boire du thé. Le jeune homme lui répondant seulement qu’il avait eu à passer une journée enrichissante mais épuisante, rien de bien étrange en soi en vue du stage qu’il avait en tant qu’apprenti auror. Il vint alors lui indiquer qu’il ne refuserait nullement de boire du thé mais qu’il n’était nullement pressé, il aimait la savoir au creux de ces bras. Un fait tout à fait véridique pour elle aussi qui n’aimait résolument pas quitter le corps de cet homme, se sentant en sécurité dans ces bras.

Néanmoins, la jeune femme savait qu’elle se devait de mettre fin à ces instants de relaxation et enfin affronter son passé et lui avouer la vérité. Sa relation avec Yasushi ne changerait nullement après ces propos, elle en était bien persuadée mais, elle se devait de lui avouer pour au moins soulager sa conscience. Ainsi, elle ne put que comprendre son désarroi et les raisons qui l’emmenaient à ne pas voir là où elle voulait en venir. Il lui proposa alors d’en parler autour d’une tasse de thé, le temps de se poser et d’assimiler l’information pour pouvoir l’entendre sans inquiétude. Le jeune homme l’écouterait mais, il n’aimait résolument pas l’angoisse qui prenait part de son être. La demoiselle acquiesça simplement, restant dans ces bras quelques instants de plus avant de s’éloigner de lui. Elle attrapa alors une seconde tasse de thé, l’emmenant avec elle pour la poser sur la petite table de son studio, s’asseyant à côté de son petit ami. Prenant entre ces doigts la main de Yasushi, une fois que celui-ci avait terminé de se servir du thé, elle porta à ces lèvres son thé, avalant une gorgée de ce thé. Elle releva les yeux, se mordant les lèvres prononçant simplement : « Je… merci Yasushi. Je ne sais nullement comment commencer… mais, je vais essayer d’être la plus clair possible… »

Reprenant son souffle, la demoiselle vint fermer ces yeux un instant comme pour se donner du courage. Elle serra entre ces doigts ceux de son aimé et reprit alors, se plongeant dans ces souvenirs, dans son passé. « Je ne sais pas si tu le sais mais, la famille Naoe est surtout connue au Japon pour avoir des liens très étroits avec la magie noire et les mangemorts depuis la nuit de temps… la quasi-totalité de ces membres le sont… mes parents et mon grand frère compris. J’aurais pu l’être moi aussi mais, mes convictions personnelles à mon adolescence m’ont emmené à avoir des idéaux différents et qui ont fait que j’ai été renié par mes parents et ma famille. »

La demoiselle vint fermer les yeux à ces mots, sentant ces souvenirs remontaient à elle, des sensations désagréables traversant son corps et son cœur. Elle n’aimerait jamais ces moments de sa vie, ressentant tant d’animosité envers sa famille et chacun de ces membres. Elle vint avaler à nouveau une gorgée de son thé continuant alors son monologue : « J’avais un ami né moldu, mon seul ami à l’époque, et un jour, j’ai menti à ma famille, je suis partie pendant une semaine à Kyoto dans sa famille moldue. J’y suis allé plusieurs fois et… je suis tombé amoureuse de son frère moldu. Plus les mois avancés, plus mes sentiments se sont renforcé à son égard. C’est à mes dix huit ans, lorsque j’ai terminé mon diplôme que j’ai fait le choix de quitter le monde sorcier et de vivre avec lui dans le monde moldu. Mes parents, fervents mangemorts, n’ont pas vraiment apprécié ce fait et m’ont lancé un ultimatum, soit je le quittais, soit j’étais renié à tout jamais par ma famille. J’ai… fait le choix de vivre dans le monde moldu avec lui et d’être renié. Seulement, rien n’a été aussi rose que je l’aurais voulu… Après plusieurs années de relations, il s’est éloigné de moi et nous nous sommes séparés. J’ai vécu cette période très difficilement mais, après un an dans le monde moldu, j’ai décidé de reprendre ma vie en main…et je suis arrivée ici en Corée dans cette école et tu connais la suite… » La demoiselle termina ces mots en relevant ces yeux vers ceux de son aimé, brillant d’émotions malgré elle. Elle termina seulement ces mots par : « Je n’ai plus de contacts avec eux depuis ce jour où j’ai décidé de quitter le monde magique… » Reprenant sa respiration, elle vint observer son petit ami, espérant avoir été assez clair, heureuse et à la fois émue de lui avouer des parties de sa vie qu’elle n’avait jamais avoué à personne jusqu’alors. Il était bien l’unique à connaitre son passé ici, son histoire. Ces doigts tremblaient légèrement en raison de l’émotion qui avait traversé son corps et son cœur.
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Yasushi Yamada
Department member
Obsidian Bear
Je ressemble à « : Lee Seung Hyun - Model HOTBOOM ». J'ai égaré : 203 parchemins. Ma bourse est remplie de : 867 et j'ai : 26
profil +
MessageSujet: Re: Tengo tantas cosas que decirte hoy | Yamada Yasushi | Fini   Lun 14 Juil - 16:47

Il avait beaucoup de mal à voir où la jeune femme voulait en venir mais, dans tous les cas, le sujet semblait être sérieux et tourmenté sa compagne. Un fait qui ne pouvait nullement le laisser insensible d’autant plus que cette dernière semblait particulièrement agitée, anxieuse. Il ne pouvait donc qu’être sensible à ce fait, désirant avant toute chose que son amante ne se calme, reprenne ses esprits. Elle n’était point obligée de l’aborder immédiatement, un verre de thé sagement assis saurait sans aucun doute apaiser ses angoisses, du moins c’était ce qu’il espérait. Il comptait l’écouter quoi qu’il advienne pour pouvoir aborder la question sereinement car il n’aimait pas la voir avec cet air soucieux. Une demande à laquelle la jeune femme vint simplement acquiescer d’un signe de tête en restant quelques instants de plus dans ses bras avant de s’en retirer pour rejoindre le côté cuisine du studio. Elle vint donc attraper une seconde tasse de thé, l’emmenant avec elle pour la poser sur la petite table du studio où il vint prendre place à son tour. C’est donc en silence qu’il vint donc emplir son verre du thé que la jeune femme avait soigneusement préparé pour eux avant de sentir les phalanges de la dogsuli se joindre à ses doigts. Ce simple contact semblait calmer la jeune femme dans une certaine mesure et auquel il refusa de mettre terme, caressant délicatement le dos de cette main qui lui était possible de frôler. Il vint donc la laisser boire une gorgée de thé pour qu’elle puisse reprendre ses esprits, câlinant toujours avec la même tendresse la chair de sa main. Une gorgée emplie de stress qu’il percevait inévitablement avant qu’elle ne débute son récit.

Elle le remerciait, ne sachant nullement par où commencer mais, elle allait essayer d’être le plus clair possible. Le début de ses mots ne vint nullement atténuer sa propre angoisse, n’étant nullement en mesure d’anticiper les paroles de sa petite amie. Cette dernière vint reprendre son souffle tout en fermant un instant ses paupières comme pour se donner du courage. Il sentit même les phalanges de cette dernière renforçait d’autant plus son étreinte autour de ses doigts, ce qui ne fit que l’inquiéter d’autant plus. Un silence qui ne dura que quelques secondes mais qui lui parurent être une éternité avant qu’elle ne poursuive enfin. Elle ne savait pas s’il le savait mais, la famille Naoe est connue au Japon pour avoir des liens très étroits avec la magie noire et les mangemorts depuis la nuit des temps. Une majeure partie de ses membres le sont d’ailleurs, ses parents et son frère y compris. Une nouvelle surprenante qui vint frapper violemment son esprit alors qu’il tentait de déglutir doucement, en assimilant l’information. Elle aurait pu l’être aussi mais ses convictions personnes à son adolescence l’avaient amené à avoir des idéaux biens différents et avaient conduit à ce qu’elle soit reniée par sa famille. Une information troublante qui ne pouvait le laisser totalement indifférent, ne sachant nullement pas comment l’interpréter tant elle troublait son âme. Ainsi donc, sa famille se trouvait être celle à laquelle il avait refusé de croire. Bien entendu, en tant que la progéniture de deux aurors, il avait entendu parler de cette famille au travers des paroles de ses parents. Une famille dont il fallait se méfier, dont les membres étaient d’une noirceur d’âme sans égale. Elle se trouvait même dans le listing des familles qu’il tenait responsable de l’attentat contre ses parents. Il n’avait pas encore pu enquêter à ce sujet, n’allant au Japon que très rarement mais, il ne pouvait rester insensible à ce sujet.

Son regard se fit trouble, quelque peu perdu et désemparé par les paroles de son amante. Il la croyait, il ne pensait pas un seul instant à ce qu’elle soit une anti-moldue mais cela révélait inévitablement des questions dans son esprit, au sujet d’un évènement dont il n’était nullement en mesure de se relever. Il s’efforça donc d’inspirer profondément en reprenant contenance, buvant une gorgée de son thé à son tour mais la suite du monologue de la jeune femme vint singulièrement le troubler encore plus. Elle l’informait qu’elle avait une ami né moldu, son seul ami à cette époque et elle avait menti un jour à sa famille pour vivre avec la famille de ce dernier. Elle y était allée de nombreuses fois et avait fini par tomber amoureuse de son frère moldu. Un amour qui n’avait eu de cesse de se renforcer au fil des mois et qui l’avait intimé à l’âge de dix huit ans, lorsqu’elle avait fini son diplôme pour vivre dans le monde moldu à ses côtés. Etait-elle en train de lui parler de sa précédente histoire d’amour, celle qui l’avait tant blessé ? Cela semblait être le cas et sans en comprendre la raison, il sentit son cœur digérer mal l’information. Savoir qu’un homme lui avait brisé le cœur était une chose, en connaitre tous les détails, un autre. La suite des paroles de la jeune femme ne put qu’être une torture pour le cœur amoureux du jeune homme qui écoutait sans mot dire la suite de son histoire. Elle avait décidé de rompre tout lien avec sa famille par amour lorsque ces derniers lui avaient lancés un ultimatum. La profondeur de cet ancien amour poignardait son cœur sans être en mesure de l’épargner. Il ne doutait nullement de la bienveillance de ses paroles, si ce n’est son désir de lui offrir la pleine connaissance sur son histoire personnelle mais, cela ne pouvait le rendre insensible également. Cette dernière revint sur sa période difficile, celle de son amour déçue et désarmée, la difficulté qu’elle avait eu de reprendre sa vie en main afin d’arriver en Corée. Elle n’avait cependant plus de contacts avec eux depuis le jour où elle avait décidé de quitter le monde magique.

Des informations nombreuses qu’il avait du mal à s’imprégner sans douleur alors qu’il avait baissé son regard sur son verre, le regard tremblant. Il pouvait sentir les doigts de la jeune femme trembler contre sa chair mais, cela n’eut aucun effet concret dans son esprit. Bouleversé, son esprit malade et jaloux, le désarçonner totalement. C’est pour cette raison qu’il vint simplement fermer ses paupières pour reprendre ses sens, en vain. Il était inexorablement méfiant de cet ancien homme, de l’amour qu’elle avait pu lui porter, comme de la blessure qu’il lui avait infligé. Même aujourd’hui, elle semblait en être dépendante et cela ne pouvait qu’accroitre sa jalousie, son manque de confiance en lui alors qu’il fermait les yeux pour murmurer.

« Je vois. »

Il ne fut pas en mesure d’exprimer quoique ce soit d’autre, sentant des pensées noires envahir son esprit bien malgré lui. Des voix cruelles n’avaient de cesse de s’exprimer dans sa tête, se moquant ouvertement de lui, en lui disant qu’il ne pourrait jamais la rendre plus amoureuse que ce moldu avait pu le faire au point de vouloir tout quitter pour lui. Des pensées malsaines qu’il ne désirait nullement exprimer à haute voix, se mordant délicatement la lèvre en murmurant faiblement.

« Excuse-moi Yuuki… mais, je crois que je ferai mieux d’aller prendre l’air. Je ne veux pas dire des paroles blessantes ou quoi que ce soit, que tu ne mérites pas d’entendre… et je ne suis pas assez fort pour pouvoir les camoufler si je reste ici. Je ne t’en veux pas, je ne suis pas déçu ni quoi que ce soit… c’est juste moi le problème et le mal qui me ronge. A tout à l’heure. »

Il avait murmuré très faiblement ses mots dans un ton quelque peu brisé, rompant le contact avec les phalanges de son amie pour se lever, se dirigeant vers la porte d’entrée pour prendre son manteau et sortir du studio. Il avait besoin de sortir, prendre l’air, réfuter en bloc toute ses murmures désobligeant qui n’avaient de cesse de tirailler son esprit. Quelques heures devraient suffire, du moins l’espérait-il sincèrement.

FIN
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://thephoenixsong.forumactif.org/t82-yasushi-yamada-when-the-ugly-duckling-becomes-a-majestic-polar-fox http://thephoenixsong.forumactif.org/t252-yasushi-yamada-when-the-ugly-duckling-becomes-a-majestic-polar-fox


Contenu sponsorisé
profil +
MessageSujet: Re: Tengo tantas cosas que decirte hoy | Yamada Yasushi | Fini   

Revenir en haut Aller en bas
 

Tengo tantas cosas que decirte hoy | Yamada Yasushi | Fini

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» [Validée]Gingi yamada
» shinobu-yamada
» L'héritage du clan Yamada (PV Sento)
» Sakamoto Ryota ft. Yamada Ryosuke
» Yamada no Orochi || 13 Janv.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
The Phoenix Song ::  :: Oubliettes :: Rps :: Sinseonghan Jolyu's Area-