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 Ilyasvel de Savoie ; Qu'est-ce que tu dirais si je t'avouais que j'étais incapable de tolérer mon propre coeur ?

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MessageSujet: Ilyasvel de Savoie ; Qu'est-ce que tu dirais si je t'avouais que j'étais incapable de tolérer mon propre coeur ?   Mar 6 Jan - 13:14


feat Tiffany Hwang from Girl’s Generation
Ilyasvel de Savoie
« Si l’amour est la réponse, pourriez-vous, s’il-vous-plait, répéter la question ? » Ella Griffin
Carte d'identité


« Salut ! Je me présente, Ilyasvel de Savoie. Je suis née le 01/04/1995 à Saint-Martin-Vésubie (France). J’ai donc 19 ans. Je suis française, mais en ce qui concerne mes origines, je suis franco-coréenne. En ce qui concerne l’amour, j’ai un faible pour les hommes . D'ailleurs, je suis actuellement en célibataire.

Je vis donc à WINCAP depuis quelques temps et j’ai emménagé d’ailleurs dans un internat à l’intérieur de WINCAP.
Personnellement, je n’accorde pas d’importance au sang. En effet, je suis un sorcier d'origine né moldus et je ne m’en porte pas plus mal. On dit de moi que je suis loyale, studieuse, fidèle ou encore polie et respectueuse, candide parfois, mais aussi et surtout rancunière, bien que parfois naïve voir même niaise, exigeante, trop sérieuse, allant parfois jusqu’à être un peu froide. Des défauts sur lesquels je songerais à travailler un jour (ou pas). Au sujet de ma baguette, sachez qu’elle est en bois de laurier, mesure 17.77 cm et son coeur est composé d’une écaille de sirène. Elle est flexible, parfaite pour moi ! D'ailleurs au sujet de mes pouvoirs, je ne possède pas de don ou particularité magique.


Parcours de vie

Je parle d’expérience, il n’y a rien de pire que de ne pas se sentir unique. Bien sûr, on pourra dire ce que l’on voudra. Que le patrimoine génétique de chacun est différent. Que toutes les personnalités diffèrent. Que tous les goûts sont dans la nature. Tout cela ne sera jamais rien d’autre qu’une expression si souvent usitée qu’elle en sera devenue une locution figée. Durant longtemps, je n’étais personne. Je n’étais pas moi. Et, honnêtement, ça ne me dérangeait pas. J’étais une héritière – soyons clairs, je le suis toujours pour le moment. J’étais une de Savoie. Point. Durant onze ans, je n’ai été personne. Je suis rentrée dans le moule que l’on avait préparé pour moi, sans poser de question, sans opposer de résistance. Parce que c’était ce que l’on attendait de moi. C’était le but de mon existence. Et par le but, je ne veux pas dire l’objectif. Je veux dire le principe. Le principe même de mon existence, sa raison, son origine, jusqu’à sa définition même ! Tout cela était contenu en un seul mot : héritière. C’était ma condition. Mon passé, mon présent, mon avenir. Ce qui implique aussi que, durant onze ans, je n’ai jamais eu à faire de choix. Un véritable choix. Un choix important. Un choix qui importait. Oh, certes, avant cela, j’avais déjà eu l’occasion de donner son avis. De choisir. La couleur de ma chouette, par exemple. La décoration de ma chambre à Saint-Martin-Vésubie. Les cadeaux que je voulais pour Noël ou mon anniversaire.

Mais rien qui ne pouvait me faire sortir du moule.

A onze ans, j’ai découvert que j’étais une sorcière. Beaucoup ont peut-être été choqué avant moi. Beaucoup le seront sûrement après. Mais en réalité, pour moi, c’était une véritable délivrance. J’étais quelqu’un. J’avais une identité propre. Je n’étais pas qu’une héritière. J’avais quelque chose que n’avait pas Alistor. Et surtout, j’avais quelque chose avec quoi on ne pouvait pas me comparé avec Alistor. Bon, évidemment, j’ai un peu déchanté lorsque je suis arrivée à Beauxbâtons. Si, du côté moldu, je suis une aristocrate guindée et fort bien éduquée, connaissant sa place dans la société et surtout, dans l’ordre de succession, du côté magique, j’ai appris que j’étais une « Sang-de-bourbe ». Ô joie. Le choc premier m’a plutôt déstabilisée, et j’ai longtemps avancée à l’aveuglette dans un monde qui m’était totalement inconnu, sans aucun repère. Mais, finalement, j’ai plutôt bien réussi à creuser mon trou. Sans avoir été l’une des figures les plus populaires, j’ai pu notamment me rapprocher de l’un des héritiers des d’Orléans. Parce que oui, chez les d’Orléans aussi, un héritier se retrouve sorcier. Comme quoi, la vie aime jouer des tours. Ce qui explique d’ailleurs d’où venait la greluche qu’il avait ramené, l’année avant que je n’entre à Beauxbâtons, lors du Bal d’Eté organisé, comme chaque année par ses parents. Je n’ai jamais vu sa mère aussi proche d’une crise d’apoplexie que ce jour-là. J’imagine que le choc que j’ai ressenti en arrivant, la cavalière de Philippe d’Orléans l’a ressenti aussi. Inversé, évidemment. Et avec Diane d’Orléans en tant que belle-mère potentielle, ça fait d’autant plus mal.

Durant ma scolarité à BeauxBâtons, ma personnalité a commencé à changer. Personne n’était là, vingt-quatre heures sur vingt-quatre, pour rectifier ma conduite, me reprocher mes niaiseries, ou réprimander mes alliances – amitiés, les gens normaux appellent cela des amitiés. Je me suis, sans aucun doute, éloignée de la course à la succession orchestrée par le Patriarche, et ce, grâce au jeu du foulard enseigné par Cinderella. Pourtant, même en m’en éloignant, je restais une de Savoie. Sept ans dans le monde magique ne faisait pas de moi une sorcière envers et contre tous. Je restais une héritière. Ainsi, après avoir validé sans grande difficulté mes différents diplômes de premier cycle d’études, j’ai longtemps hésité à parler avec mon Père et le Patriarche pour une poursuite universitaire. Un diplôme provenant d’une université magique ne serait d’aucune utilité pour la Maison de Savoie. Et je doutais fortement que mes aïeuls acceptent l’idée que je reste encore longtemps loin de notre foyer, à Saint-Martin-Vésubie. Pourtant, quitter entièrement et définitivement le monde magique – ce qui se produirait sans doute dès que j’annoncerai à mon père que ma formation obligatoire était terminée – me peinait.

Finalement, je parvins à convaincre le Patriarche de la nécessité de rendre le nom de Savoie aussi important chez les sorciers que chez les moldus, glissant au passage que l’hériter des d’Orléans était aussi à l’université sorcière. Il n’en fallut pas plus pour qu’il ne me donne son approbation, sans pour autant manquer de rajouter, caressant de son index sa moustache, un « N’oublie pas que le jour de tes vingt ans, mon choix sera fait. Réfléchis bien à ce qui compte le plus pour toi maintenant, Ilyasvel, tous tes choix ont des conséquences ». Etaient-ce les sept années passées loin de lui qui m’avaient rendue rebelle, mais le sourcil qu’il haussa en réponse à mon ricanement me rappela que j’étais en face de celui qui pouvait tout aussi bien faire de ma vie un paradis éternel, qu’un enfer sur terre. J’hochai la tête et quittai la pièce rapidement. Les choix, je n’en avais quasiment jamais eu. Et je doutais en avoir pour la sélection de ma majeure en études supérieures.

Heartwood University était, en soi, une université sorcière assez commune. Le fait d’y voir de nombreux étudiants de nombreuses nationalités n’était pas surprenant. Les universités moldues étaient, depuis longtemps déjà, cosmopolites. D’ailleurs, Alistor venait de marquer de nombreux points dans la course à la succession, en réussissant un score parfait lors d’une des épreuves avancées de son baccalauréat. Et il visait de tout aussi bonnes notes pour les épreuves de l’année suivante, visant l’Ecole Nationale d’Administration. Mes résultats avaient beau avoir été excellents – voir même parfaits sur plusieurs matières – jamais Père n’eut été aussi enjoué. Bien que la course avait perdu énormément d’intérêt pour moi, je dois avouer que je voulais tout de même me battre. Ne serait-ce que pour gagner face à ce frère pour qui ma haine ne cessait de croître. Père décida que je suivrai les cours de juge et avocat – « Même s’il te faudra sans doute tout réapprendre ensuite… » avait marmonné le Patriarche.

Coup de chance ou farce du destin, mes notes étaient assez élevées pour pouvoir accéder à ce diplôme. Et c’est ainsi que je me retrouve actuellement en deuxième année du long et difficile cursus de justice magique. Bien évidemment, je suis les cours de Droit Magique, d’Arithmancie et d’Etude des Runes, obligatoires pour ma section. Je suis aussi le cours d’Etude de la Culture Magique ainsi que celui de Droit et Justice Moldu. Père ne souhaitait pas que je prenne l’Etude de la Culture Magique en option, estimant que je perdrai mon temps. Mais le Patriarche avait parlé de choix, et j’ai décidé d’en faire un. Celui de ne pas l’écouter.

Si je pouvais, j’aurais voulu suivre un parcours plus linguistique. Probablement, chercheur en langues magiques. C’est un domaine qui m’intéresse particulièrement. Ou plus animalier, comme dresseur ou éleveur de créatures magiques. J’ai toujours adoré les cours de Soins à Beauxbâtons. Mais ce n’est d’aucun intérêt pour une héritière potentielle… Malheureusement.


Mon Histoire

Aux Origines du Mal

Contrairement à la plupart des êtres, mon histoire ne commence pas à ma naissance, ni même à celle de mes parents. Mon histoire a toujours été mêlée à l’Histoire avec un grand H. Et j’ai longtemps pensé qu’elle m’avait coupé de mon avenir avec sa fameuse hache. J’ai toujours été consciente que mon existence n’était que la pierre d’un édifice dont je n’avais connu l’origine, et dont je ne connaitrai jamais la fin. La Maison de Savoie pourrait bien être éternelle, là où nous ne sommes que de passage. Les de Savoie ont donné plusieurs rois et reines à différents pays d’Europe, et les diverses branches secondaires sont encore aujourd’hui de grands piliers de l’économie de régions entières. J’ai grandi avec l’idée que nous étions indispensables à la société, que ceux que nous appelons entre nous, les prolétaires, ne pouvaient survivre sans notre existence. Cet état d’esprit, toutes les générations qui m’ont précédé, mes frères et sœurs, cousins et cousines, ont eu le même. Certains l’ont encore, sans aucun doute. Nous tirons après tout une grande fierté de notre nom. Je fais partie d’une branche secondaire de la Maison, ce qui fait que nous vivons en France. La branche principale est aujourd’hui encore, considérée comme la famille héritière si l’Italie venait à basculer à nouveau en une Monarchie.

Ma branche et la Principale sont génétiquement assez éloignées. Nos chemins se sont séparés au début des années 1500, lorsque Charles II de Savoie, dit Charles le Bon, Duc de Savoie et Prince de Piémont, maria son fils Emmanuel-Philibert de Savoie à Marguerite de Valois. Ils s’installèrent à Turin, et élargirent leur cour jusqu’à se hisser sur le trône. De part sa position d’aîné, Emmanel-Philibert prit le titre de Duc, et par la même, la qualification de Branche Principale. Mon ancêtre direct, lui, Emmanuel de Savoie, frère d’Emmanuel-Philibert, ne prit pas le titre de Duc, mais épousa Marie de Portugal, et permit à la Maison de Savoie de rester implantée en France. Mon père, Humbert-Emmanuel de Savoie, descend directement de cet homme. De part notre héritage, les principales affaires de notre famille sont gérées par le Patriarche, Paul Emmanuel II de Savoie. Il est celui à qui nous obéissons tous. Celui qui nous indique la voie à suivre, qui éclaire notre chemin de sa sagesse. Son père décéda très jeune, et il prit les rênes de notre branche alors qu’il n’était même pas encore marié. Le fait qu’il n’ait jamais commis une erreur est sûrement ce qui le rend précieux à nos yeux. Ça, et son caractère pas des plus faciles. Ainsi, lorsqu’il arrangea le mariage de son fils – mon père, si vous suivez – personne ne mit en doute ses décisions, et ce, même si certains trouvaient cela… fort surprenant, dirons-nous pour rester corrects.

Ma mère, Soohyun Lee, est coréenne. A l’époque de sa naissance, on ne différenciait pas encore celle du Nord et du Sud. Elle est l’une des petite-cousines du dernier Empereur de la Dynastie Joseon. L’une des plus puissantes et plus prolifiques que cette partie de l’Asie eut connue. Le règne des Lee dura prés de 600 ans, et fut celle qui sauva notre peuple de l’occupation Mongole. Son père, Byeong Lee, Roi Choljeong, fut le vingt-cinquième empereur de cette même Dynastie, jusqu’en 1863, ce qui fait de moi une héritière potentielle si la Corée venait à basculer à nouveau en un système monarchique. Avec l’Occupation Japonaise, la Seconde Guerre Mondiale, suivie de la Guerre de Corée, la famille proche de ma mère s’exila en Europe, et s’installa en Italie dans un premier temps, où ils logèrent chez des de Savoie. Toutes les têtes couronnées du monde se connaissent. Et nous connaissons notre arbre généalogique aussi bien que des matheux récitent leurs tables de multiplication. Il n’en fallut pas plus pour le Patriarche de décider le mariage immédiat d’Humbert-Emmanuel de Savoie, et de Lee Soohyun. Elle s’installa dès lors en France. Notre branche se rapprochait ainsi du trône

Clotho, ou Celle Qui Fila Les Destinées

Le mariage de mes parents ne fut un mariage d’amour. Il s’agissait d’un mariage stratégique dans lequel les deux parties y trouvaient leur compte. Les de Savoie, par cette nouvelle alliance, parvenait à ouvrir une nouvelle voie commerciale avec un pays en voie de reconstruction, la Corée du Sud. Les Lee s’installaient définitivement en France, protégés par le patrimoine grandiose de leur belle-famille. Humbert-Emmanuel – ça parait long à dire à chaque fois, mais personne n’oserait le couper ne serait-ce que d’une syllabe, c’est un de Savoie – et Soohyun ont accepté leur sort. Ils étaient conscients, tout autant que je le suis aujourd’hui, que leurs vies n’étaient pas totalement les leurs. Le fait qu’ils se soient mariés deux décennies après l’annonce de la fin de la Guerre de Corée était particulièrement important alors. L’année 1972 était une année bien plus paisible que 1955. Il aurait été inconvenant qu’un de Savoie épouse une exilée d’un pays en guerre. Mais épouser une Coréenne du Sud, alors que le pays venait de se créer quelque temps plus tôt, ça, c’était tout à fait convenable. Et comme dans la grande majorité des mariages arrangés, même si l’amour n’était pas à son origine, une certaine forme d’attachement et d’affection finit par les lier. Je suis loin d’être naïve ou utopiste. Je ne suis pas le fruit de cette inclination naissante. Je suis la cristallisation des plans créés par le Patriarche. Ça ne me dérange pas. Ou plutôt, ça ne me dérange plus. Je comprends ce qu’il a fait, je suis assez intelligente pour en saisir le pourquoi. Ce qui n’a pas toujours été le cas. J’avais besoin de voir en mes parents deux êtres amoureux pour pouvoir les placer dans les rôles des contes de fées. Pourquoi les princesses pouvaient épouser un prince immédiatement et être parfaitement heureuses et amoureuses, et pas ma mère ? Lorsque mon entraînement a commencé, je me suis rendue compte que mes doléances étaient celles d’une enfant gâtée et utopiste, et non celle d’une héritière. Et j’ai fini par accepter le fait que je n’avais été qu’un projet d’avenir, un projet sur lequel le Patriarche et mon père travaillaient encore aujourd’hui.

J’ai appris très jeune à écrire mon nom. De Savoie. Comme si c’était la chose la plus importante au monde. En réalité, peut-être qu’il s’agissait là de la chose la plus importante au monde. Notre monde. Le monde de l’aristocratie et des têtes couronnées. Si notre famille a perdu son titre royal depuis la fin des années 1800, nous n’en demeurons pas moins toujours Duc. Ou plutôt, l’héritier de la branche principale de la famille est toujours Duc. Notre éducation est faite de manière à ce que nous connaissions notre rang, sans pour autant renier le bas-peuple. Il paraitrait que les erreurs passées sont celles dont il faille le plus se méfier. Être une de Savoie implique avant tout que je sois fière de ma maison et de mon nom. Je suppose que je le suis, j’ai été ainsi conditionnée. Un nom n’est qu’une partie d’une identité, le reste n’est que responsabilités. Et les responsabilités, chez les de Savoie, on sait les gérer. Cela fait partie de notre code génétique. Le nombre de mes prénoms est quelque chose qui impressionne fréquemment. Je ne saurais dire pourquoi, je les trouve très bien personnellement. Un peu pompeux sur le papier, je dois admettre. Mais je suis une de Savoie, après tout. Oxana Félicitée Joséphine Absynthe-Gabrielle Paulette Ilyasvel Seohyun. Et oui, chez les de Savoie, les filles ont toujours eu de nombreux patronymes. Mes prénoms sont du goût de mon père tout en étant de celui notre histoire. Oxana vient de l’ukrainien Xenia, « l’hospitalière ». Une branche des de Savoie a migré vers l’URSS dés le début du dix-neuvième siècle. Félécitée, Joséphine, Absynthe-Gabrielle et Paulette, sont les prénoms de certaines de mes ancêtres. Seohyun et Ilyasvel, mes derniers prénoms, sont les seuls donnés par ma mère. Un prénom coréen afin de me rappeler de mes origines – comme si, en me voyant dans la glace, je n’en avais pas été capable – et un de son invention, Ilyasvel. Il est celui que j’ai choisi de porter le plus fréquemment. J’ai toujours détesté l’idée de n’être qu’une réplique de quelque chose de déjà existant.

J’ai toujours eu une relation particulière avec ma mère. Probablement parce qu’elle avait été arrachée à son pays lorsqu’elle était très jeune, et qu’elle n’avait que ses parents et moi-même pour recréer une sphère familiale chaleureuse, un cocon de confort. Nous ne nous sommes pas toujours entendues, évidemment. Nous avons eu de nombreux désaccords – même si la plupart d’entre eux portaient sur des choix vestimentaires – et nous nous sommes souvent maudites en silence. Mais nous sommes toujours revenues l’une vers l’autre. Je me souviens encore le caprice que j’avais piqué lorsque j’avais six ans. Je voulais tellement aller avec elle au bal donné par les de Hautebrise que je l’avais empêché de sortir de sa chambre avant de me promettre que je pouvais l’accompagner. Elle a perdu patience après cinq minutes et a fini par me tirer par le bras jusqu’à ma chambre et m’y enferma. Même ma nourrice avait été surprise de la violence de cet acte. Jamais elle ne m’avait touché pour autre chose qu’une caresse sur la joue. Alors me traîner le long des couloirs froids du Manoir pour me ramener à mes quartiers… Je n’ai jamais eu d’accidents magiques en sa présence, même lorsque tout mon être la détestait dans la candeur innocente que me conférait l’enfance. Peut-être est-ce pour cela qu’elle a été la première à accepter ma nature totalement.

Ma relation avec mon père a toujours été plutôt superficielle et parfois même froide. Etait-ce là parce qu’il ne voyait en moi qu’une héritière que je ne voyais en lui qu’un géniteur, ou l’inverse, toujours fut-il que je ne l’ai quasiment jamais vu seul, en tête-à-tête. Je me souviens le voir dans ma chambre avec ma nourrice. Je me souviens le voir dans le boudoir de ma mère avec celle-ci. Je me souviens le voir dans le petit salon avec le Patriarche. Mais je n’ai aucun souvenir de lui et moi, seuls, discutant dans une pièce quelconque. Inutile de dire que nous ne nous connaissons pas. Mère pense qu’il fait cela pour faire les choix les plus judicieux pour mon avenir, mais je pense surtout qu’il a toujours vu en moi une rivale. Le Patriarche est à la tête de la famille depuis bien longtemps, et il n’a pas l’air de vouloir céder son pouvoir. Mon existence est à la fois une joie pour lui – il a pu donner un héritier aux de Savoie, enfin, une héritière – il s’est aussi créé un adversaire sur mesure. Le Patriarche peut tout à fait décider, un beau jour, que je serai celle qui lui succédera, et c’est ce qui donne à mon père de l’urticaire. Nous avons au final cette relation particulière à l’arrière-goût de Guerre Froide. Nous nous tolérons, tout en observant en détails ce que l’autre fait. Je sais que mon père a des informateurs lui indiquant tout ce que je peux dire ou surveillant chacun de mes gestes. Il a commencé ce jeu malsain lorsque j’avais sept ans. C’est un homme d’initiatives et d’instinct. A l’époque, je n’avais pas encore été officiellement déclarée comme héritière.

Les de Savoie ont par tradition plusieurs enfants. Bien qu’à l’époque il s’agissait plutôt d’un besoin nécessaire vu le taux de mortalité infantile. Maintenant, il s’agit plus d’une vieille superstition qui est assez sympathique, et qui permet l’expansion tentaculaire de la famille. Seule la Branche Principale ne se le permet pas, il serait inconvenant d’avoir trop d’héritiers potentiels au trône italien. Ainsi, je suis l’aînée, et j’ai trois frères cadets ainsi qu’une sœur cadette. Mes relations avec eux sont assez particulières. L’aîné de mes frères aimerait accéder à la position de tête de la famille, et je le soupçonne fortement de comploter parfois avec mon père à ce propos. Il est le premier garçon, et cela lui confère un droit particulier. Les autres ont dû, malheureusement je pense, choisir à qui donner leur allégeance. Peut-être était-ce parce qu’ils étaient trop jeunes et qu’ils ne comprenaient pas vraiment l’importance décisive de ce choix, toujours est-il que seul mon plus jeune frère a décidé de me suivre. Melchior est un très gentil garçon à qui l’on a demandé bien trop tôt de rentrer dans une guerre fratricide. Il était âgé de cinq ans lorsqu’il dût choisir son clan. Notre différence d’âge étant de dix ans, je ne pensais pas qu’il me choisirait. Je crois qu’il était surtout heureux de me revoir ce jour-là, étant donné que je revenais de Beauxbâtons pour les vacances. Chez les de Savoie, une alliance ne peut se briser. Je me demande parfois s’il ne regrette pas un peu son choix. Il vit un enfer au quotidien pour ne pas avoir choisi Alistor, et seule ma mère le soutient et l’aide autant qu’elle peut.

Lachésis, ou Celle Qui Tissa Les Destinées
Part One ; « They tell me I’m too young to understand »
Ma prime enfance n’a rien de particulièrement atypique à signaler. J’ai, je suppose, comme tous les autres enfants au monde, appris à marcher, j’ai balbutié mes premiers borborygmes, j’ai eu les couches changées, j’ai découvert mon environnement avec une curiosité insatiable, j’ai été punie, j’ai été félicitée, j’ai été aimée. J’ai été l’être le plus important de la cellule familiale pendant deux ans. Puis Alistor est arrivé, et je crois pouvoir affirmer sans aucun doute que dés sa naissance, nous avons été mis en compétition. Je ne m’en rappelle pas vraiment, mais je sais de source sûre que les commentaires tels que « Oh, Alistor a marché deux mois avant Ilyasvel », ou « Il a prononcé un mot de trois syllabes un mois après » allaient bon train à l’époque. Je me suis longtemps sentie coupable de la pression que pouvait ressentir Alistor, et je me demande si, au final, cette haine presque viscérale qu’il a envers moi – et que j’ai envers lui aussi – ne vient pas de cette compétition que mes parents ont mise en place. Jusqu’à mes neuf ans, j’ai pris ce duel très à cœur. Je faisais tout pour me placer en tête, pour ne décevoir personne, pour être la meilleure. Je m’en tirais plutôt bien. Puis nous avons reçu la lettre de Beauxbâtons, et les cartes ont été redistribuées. Nous sommes restés deux ans tous les deux, avant l’arrivée d’Emmanuel. C’était un enfant sage, Emmanuel. D’aussi loin que je me souvienne, il n’a jamais causé de problèmes. Il est l’image même d’un de Savoie. La sagesse et la perfection. Le silence et l’intelligence. Anne-Gabrielle nous a rejoints un an plus tard. Elle était vraiment la copie conforme de notre mère. Du physique au caractère, comme un clone. C’était assez perturbant pour notre père je pense, mais au final, il a fini par la considérer pour elle-même. Elle avait, et a toujours, ce tic du sourcil qui indique qu’elle perd patience. Le premier signe que j’ai appris à reconnaître chez ma mère lorsque je voulais éviter une trop méchante punition. Trois ans après, ce fut le tour de Melchior. Sa naissance a été assez difficile, et il garde une certaine faiblesse immunitaire qui l’oblige à suivre un traitement quotidien. C’est sans doute pour cela que Père et le Patriarche ont décidé de le faire se concentrer sur des études lui permettant de rester au bureau. Il est probablement celui avec qui je m’entends le mieux. Peut-être parce qu’il est le plus faible après tout.

Le mantra des de Savoie, c’est d’être proche du peuple, sans pour autant être l’égal des prolétaires. Ainsi, dès leurs trois ans, les enfants de la Maison sont inscrits à l’école de quartier. Evidemment, elle est bien loin d’une école classique, et le prix de l’inscription pour une année aurait de quoi donner la nausée aux français moyens, mais cela permettait aux jeunes de se sociabiliser en tant soit peu, et d’apprendre dès leur plus jeune âge à se lier avec des personnes de leur cercle. Evidemment, parce que les de Savoie ne font pas confiance à un tiers pour apprendre à leurs futurs successeurs, en plus de cette école, nous avions tous un précepteur particulier. Un précepteur chacun, nous enseignant ce que nous devions savoir pour tenir notre rôle en société plus tard. Alistor et moi, par exemple, avons appris dès nos six ans, à manager un petit groupe, illustré par des poupées et à comprendre les subtilités de la politique et géopolitique. Emmanuel a vu son éducation axée sur les chiffres et tout ce qui touche à la comptabilité, Anne-Gabrielle a travaillé sur les langues étrangères, et Melchior sur tout ce qui traitait des recours en justice. Habituellement, dans une famille comme la notre, on ne met jamais deux enfants sur le même thème. Il est préférable et plus judicieux d’élargir les compétences générales. Mais une fois encore, c’était le seul moyen qu’il y avait d’accentuer la compétition entre Alistor et moi. Avec le recul, je peux comprendre leur choix, mais je ne peux tolérer qu’ils aient fait choisir à nos frères et sœur un camp.

Part Two ; « I can’t tell where the journey will end, but I know where to start »
Je me souviens encore parfaitement le jour où le Patriarche nous a annoncé, à Alistor et à moi, que nos positions dans la Maison de Savoie n’était pas encore fixées, et qu’elles ne le seraient que le jour de mes vingt ans. Nous avions été conviés à nous présenter au bureau de Père, ensemble, à la même heure. J’avais alors sept ans, Alistor cinq, et aucun de nous deux n’avions mis les pieds là-bas. C’était un autre monde, un autre univers. C’était comme une réalité parallèle à laquelle nous savions que nous n’appartenions pas. Ou du moins pas encore. C’était la communauté des adultes, des gens de responsabilités. C’était notre futur. Passer cette porte, ça avait été difficile, parce que cela faisait tomber un interdit. Passer cette porte, ça avait été difficile, parce que l’on savait que l’on changeait. Passer cette porte, ça avait été difficile, parce qu’à peine le chambranle dépassé, nous avons ressenti toute la pression du monde sur nos épaules – et elle ne nous a plus jamais quitté. On avait l’impression d’être petits. Minuscules. Inexistants, face à ces deux figures d’autorité qu’étaient Père et le Patriarche. Si j’étais honnête, je dirais que nous étions pétrifiés de terreur. Mais parce que je suis une de Savoie, je dirai simplement que nous savions que notre destinée se jouait là, et que nous nous devions de rester silencieux…

« Ilyasvel, Alistor, vous n’êtes pas sans savoir que vous êtes l’avenir de notre branche de la Maison de Savoie. Le futur de notre famille, dépendra de vous, et de votre capacité à répondre aux attentes que nous avons placées en vous. » Le Patriarche était le genre d’homme au physique de bon vivant, sachant faire bonne chère. Etait-ce pour suivre la tradition qu’il s’était laissé pousser une moustache parfaitement taillée, ou parce qu’il trouvait que cela lui seyait, toujours fut-il qu’elle lui donnait l’impression d’être aussi sec qu’un coup de trique. Ce qui n’était pas spécialement faux vu le nombre de sermons qu’il pouvait lancer à l’heure. Assis dans le canapé installé sur le côté de la pièce, sous le tableau le représentant lui-même à vingt ans, il avait quelque chose de royal. « Ilyasvel, tu es l’aînée, et, dans la tradition familiale, cela te donne l’accès direct et sans partage au statut de tête des de Savoie. Cependant, Alistor, tu es le premier fils. Il nous faut donc te trouver une place digne de ce nom. C’est pour cela qu’à partir d’aujourd’hui, et pendant treize ans, vous allez nous prouver ce que vous valez. Nous nous déciderons le jour des vingt ans d’Ilyasvel, et nous organiserons alors une réception au Manoir pour la Présentation Officielle. » A cet instant, nous avons décidé d’entrer dans la danse des égoïstes, de suivre leur cadence. D’avancer les yeux fermés avec l’espoir de trouver un peu de bonheur et de paix. On a décidé d’entrer dans la danse des hypocrites, se taire pour ne surtout rien compliquer. Nous sommes entrés dans le jeu des conditionnés, une main au-dessus du crâne qui leur dicte quelles directions prendre, quelles décisions éviter. Ce jour-là, j’ai perdu ce qui m’était le plus précieux. Ma liberté de décision. Je suis devenue un pion dans une partie d’échecs bien plus grande que moi. Alistor et moi étions le dommage collatéral. Le sacrifice nécessaire.

Les cours que nous avons suivis en primaire sont ceux que suit tout moldu qui se respecte. Nous avons donc appris à nous servir de ciseaux, de colle, de crayons de couleur et autres feutres. Nous avons appris à lire et à écrire – avec un stylo bic, merci bien – à compter. Nous avons appris un brin d’histoire – durant ces instants, je me sentais d’autant plus privilégiée que notre maîtresse se faisait un plaisir de citer les de Savoie dés lors qu’elle en avait l’occasion. Nous avons fait du sport, aussi. Et je me suis découverte une réelle passion pour l’équitation. Evidemment, les de Savoie possèdent une écurie à dix minutes du Manoir, et c’est aussi pour cela que j’étais l’une des meilleures. Dès lors que j’eusse appris à marcher, je posais déjà mon royal fessier sur le dos d’un poney. Cela fait partie de l’éducation des membres de notre famille. L’équitation, l’escrime, la musique et la peinture. Bon, il faut avouer que je n’ai jamais réussi à peindre quoi que ce soit, mais niveau sport, je me débrouille plutôt bien. Je suis une grande amatrice de sensations fortes. Peut-être même un peu trop. Anne-Gabrielle pense qu’il s’agit là de tendances suicidaires. Toujours est-il que mon passage à l’école primaire se déroula sans accros. Ou presque.

Part Three ; « I try to carry the weight of the world, but I only have two hands »
Lorsque je regarde en arrière, je suis convaincue d’une chose : chaque événement plus ou moins marquant de mon enfance a un rapport avec Alistor. Mes résultats scolaires ? Plus ou moins bon qu’Alistor. Mes capacités sportives ? Plus ou moins bonnes qu’Alistor. Les lectures personnelles ? Plus ou moins pertinentes que celles d’Alistor. Les musiques que j’appréciais ? Plus ou moins intéressantes que celle d’Alistor. Mes blessures et autres chutes ? Plus ou moins graves que celles d’Alistor. C’est en conséquence assez normal que, dès lors que la magie contenue en mon être commença à se faire connaître, se fut face à Alistor. Je ne suis pas sûre qu’il s’agisse de la première fois où ma magie s’est manifestée, mais je me rappelle d’une occurrence où j’étais âgée de neuf ans. Avec Alistor, nous nous étions disputés violemment, et nous avions tout deux été punis. J’étais dans ma chambre à tourner en rond, ressassant ce qui me semblait être une punition injuste puisque je me considérais innocente – en réalité, je ne rappelle même plus pourquoi nous avions été enfermés ainsi, mais il est probable que j’eusse été tout autant coupable. Puis soudain, la porte s’ouvrit, laissant entrer le plus vieux de mes jeunes frères, qui avait décidé de lever son confinement de lui-même…

« C’est normal que tu préfères rester enfermée, Nuna* (grande-sœur en coréen), tu sais que tout ceci, c’est toi qui l’as causé. Pour une fois que tu es lucide et impartiale… » Ses remarques, et le sarcasme qui suintait de ses propos me rendaient folle. Il se faisait toujours un plaisir de m’appeler « Nuna » tout en sachant très bien que c’était là le sujet de notre compétition. Crier sur tous les toits que j’étais son aînée, qu’il me devait respect et obéissance, et à côté de cela, participer avec une joie sans limite à ce concours, c’était se foutre de moi. Je me souviens m’être mise à trembler de rage tout en essayant de me contrôler – une de Savoie ne pique pas de crise de colère. Je me souviens que tout ce que je voulais, c’était de le voir hors de cette pièce, loin de moi, le plus loin possible de ma personne. A l’autre bout du monde même ! En cet instant, ça ne m’aurait même pas dérangé qu’il ne meure. « Oh, elle tremble tellement pour ne pas pleurer la pauvre héritière… Enfin, héritière, ça reste à voir. Attention Nuna, le temps passe. Tic. Tac. Tic. Tac. Tic… » Il ne put jamais prononcer le « Tac ». En une fraction de seconde, mon corps arrêta de trembler, et je vis celui d’Alistor voler littéralement hors de ma vue, ainsi que la porte de ma porte claquer bruyamment. Je suis restée tétanisée durant un temps, avant de sourire, puis de rire. Sans vraiment savoir pourquoi, ça ne m’avait pas effrayée. Je me sentais une Jean Grey des temps modernes, et je me suis simplement mise à rêver que le Professeur Xavier ne vienne me chercher un jour. Jamais plus Alistor ne mit un pied dans une salle où j’étais seule.

J’avais gagné une bataille, mais je voulais plutôt gagner la guerre. Et la guerre, je ne la gagnerai qu’à mes vingt ans. J’avais tellement été enivrée de cette victoire facile, que je passais le plus clair de mon temps libre à essayer de déplacer Alistor à distance. Sans grand succès évidemment. Parfois, lorsqu’il trébuchait, je me plaisais à penser qu’il s’agissait de mon pouvoir latent. J’étais persuadée que je possédais une certaine sensibilité à la télékinésie. Avec le recul, je me rends bien compte qu’il s’agissait là de rêves enfantins que les bandes dessinées achetées par le fils de la nourrice abrutissaient un tantinet. Mais, en fin de compte, je n’étais pas si loin de la vérité. Sauf qu’en réalité, je peux faire bien plus de choses que de la simple télékinésie. Et c’est sans doute ce qui effraya le plus mon père. De ne pas réellement savoir de quoi je pouvais être capable.

Part Four ; « All this time I was finding myself and I didn’t know I was lost »
Ma vie changea du tout au tout. Enfin, non. Ce serait plutôt nos vies changèrent du tout au tout. Lorsque la lettre arriva, accompagnée d’un enseignant de Beauxbâtons, je crois pouvoir dire sans me tromper que Père et le Patriarche manquèrent de peu la syncope. Les traits de leurs visages étaient si tirés que je me rappelle m’être demandée s’ils n’allaient pas imploser. C’était quelques jours après une nouvelle manifestation de ma magie, et j’avais rapidement fait le lien. Le Professeur X était venu pour moi. Cela ne faisait aucun doute. Je ne sais plus si mon imagination a comblé les trous que ma mémoire n’a pas imprimés, mais il me semble bien avoir fait part de ma théorie quand à ma mutation à la personne qui était passée au Manoir. Je crois bien me rappeler d’un regard surpris, d’un petit rire, et d’un hochement négatif de tête. Toujours fut-il que commença à cet instant le plus grand changement de ma vie qui influa sur toute la branche des de Savoie que je représentais. Avec cette lettre, je n’étais plus une héritière en course pour la succession, j’étais une étrangère à ma propre maison. Une étrangère à ma propre famille. Une étrangère à mon propre sang. Je me rappelle encore les discussions que j’ai pu surprendre. Les accusations de mon père sur les tromperies probables de ma mère. La théorie de l’enfant échangé à la maternité. Les murmures d’une conspiration contre les de Savoie. J’ai tout entendu. J’ai tout mémorisé. Je pourrais peut-être même, si je prenais le temps, répéter les mots exacts qu’ils avaient employés. Les « bâtarde », « enfant adultérine », « infamie humaine »… Même si à cette époque, certains de ces termes me paraissaient flous, aujourd’hui, ils sont tout ce qu’il y a de plus précis.

Dire que je leur ai pardonné serait une erreur. Ils m’ont blessée, humiliée, rejetée… Mais ils sont ma famille, et c’est pour cela que je ne les ai pas pardonnés. Je n’avais pas à le faire. Ils ont cherché à protéger la communauté en éliminant la menace, et je le conçois. Je l’ai toujours conçu. Je l’ai toujours accepté. Nous sommes allés acheter tout le matériel, et je crois que c’est à cet instant là que, pour toute la famille, ce fut comme l’acceptation. Ce n’était pas une mauvaise farce. Ce n’était pas une conspiration. C’était un fait, et il allait falloir faire avec. La course à la succession n’était pas interrompue. Au contraire, elle était même relancée. Le sourire presque triomphant d’Alistor, lorsque je quittais pour la première fois seule, le domicile familial me fit bouillonner le sang. Je n’avais que onze ans, mais je ne m’avouais pas vaincue. Non. Et sûrement pas vaincu par un gamin de sept. La netteté de ce souvenir m’effraie parfois. Comme si je me rendais compte que je m’accrochais trop à tout cela. Et en même temps, c’est ce bout de mémoire qui me permet de tenir en cas de coup dur. Je ne peux abandonner parce que cette phrase vit encore en moi. « Ilyasvel, ma petite-fille, il est souvent dit que celui qui vit voit, et que celui qui voyage voit d’avantage… A toi de ne pas laisser la distance te pénaliser. » Je pense qu’il s’était déjà habitué à l’idée de la compétition, et que cette idée lui plaisait beaucoup trop. Beaucoup trop pour la laisser tomber. Beaucoup trop pour accepter de l’interrompre. Beaucoup trop pour nous laisser tranquilles.

Les cours à Beauxbâtons étaient incroyables. J’ai été tenté d’utiliser le mot « magique », mais ça sonnait un tantinet trop niais. De simple née-moldue, je suis devenue sorcière. La nuance peut paraître faible, mais pour moi, elle était, et est toujours, significative. En étant née-moldue, je ne suis rien. En étant sorcière, je fais partie d’une communauté. Et mon éducation m’a appris à apprécier et aider la communauté à laquelle j’appartiens. Je suis fière de pouvoir dire aujourd’hui que je m’appelle Oxana Félicitée Joséphine Absynthe-Gabrielle Paulette Ilyasvel Seohyun de Savoie, sorcière de mon état.

Atropos, ou Celle Qui Mesura Les Destinées

J’aimerais dire que j’ai eu le choix, que des opportunités se sont offertes à moi, que Beauxbâtons m’a permis de m’émanciper un tant soit peu. Mais non. Je suis toujours autant sous la coupe de mes parents. Je ne sais plus exactement quand est-ce que tout cela est devenu « trop ». Quand est-ce que la rancœur, la peur de décevoir, ce sont mêlées à la pression et à la compétition. La logique voudrait que ce soit là une espèce d’accumulation, de trop-plein, de surplus, mais je crois surtout que c’est le résultat de ma crise d’adolescence. Tout le monde a une crise d’adolescence. Même les aristocrates ou les descendants royaux. Ne plus pouvoir supporter les attentes de sa famille, c’est typiquement adolescent ou préadolescent, non ? Enfin, bref. Tout ça, c’est devenu trop. Je ne savais pas comment tout gérer. Comment être celle qu’ils attendaient tous ? Comment gagner face à Alistor qui ne cessait de gagner des points avec une aisance effrayante ? J’avais cette terrible sensation que ma vie défilait devant moi, comme par ce procédé cinématographique qu’ils appellent « transparence ». Je ne pouvais rien faire, rien dire, j’étais celle qui restait sur le bord de la route, attendant tranquillement que quelqu’un la construise pour elle. J’avais l’impression que je ne pouvais pas vivre ma vie. C’est horrible, comme impression, vous savez ? Je pense que l’on peut rapprocher ça de la noyade. Vous voyez la surface, vous la voyez parfaitement. Il vous suffirait d’un mouvement de jambes pour l’atteindre, ou de lever le bras pour faire signe autour de vous. Mais même ce simple petit geste, vous en êtes incapable.

Ce geste, c’est une amie qui l’a fait pour moi. Cinderella Malvy. Nous avions fréquenté la même école primaire, et nous fréquentions plus ou moins les mêmes cercles. Elle fait partie de ces nouveaux riches que les gens comme moi ont habituellement en horreur. Mais sa famille sortait du lot. Je ne saurais dire comment, mais Père et le Patriarche les appréciaient. S’ils savaient l’influence qu’a eu leur fille sur moi, je ne suis pas sûre que ce serait encore le cas, mais passons. On devait avoir douze ans lorsque c’est arrivé. C’était durant les vacances d’été, j’étais rentrée au Manoir, et j’avais invité Cindy à passer une semaine avec moi. On faisait ça à chaque fois que je rentrais, que ce soit pour de longues ou de courtes périodes. Elle venait toujours. Quel que soit ce qu’elle avait prévu auparavant. Toujours. On a parlé cours, garçons – longtemps, on a longtemps parlé de garçons – et, comme souvent, parents. Lorsqu’elle parlait de ses parents, c’était drôle. Les filles d’investisseurs étaient drôlement plus libérées que les filles au sang-bleu. Lorsque je parlais des miens, par contre, c’était toujours un peu plus délicat. Cindy était l’une des rares à connaître mon ressenti vis-à-vis de ma famille, et je crois que ça l’a toujours beaucoup touché. Elle voulait me changer les idées, et c’est pour cela qu’elle s’était décidée, ce jour-là, à me faire découvrir l’impensable, la mort tissée de soie.

« Ne t’inquiètes pas Ilya, je t’assure que c’est sans danger. Et tu vas voir, c’est super relaxant. Tu as juste besoin de nouer le foulard autour de ton cou, et de serrer. Au début, tu peux juste serrer un peu, juste ce qu’il te faut. T’es pas obligée de rester super longtemps, ça dépend des gens. Vraiment, essaie, tu vas voir. » Je ne sais toujours pas pourquoi j’ai essayé. En quoi ce foulard Hermès pouvait-il m’aider ? En quoi s’étrangler était quelque chose de « relaxant » et de « sans danger » ? Peut-être était-ce là, en fait, une espèce de tentative de suicide ratée. Comme dans ce livre de Goethe, où l’histoire commence avec un suicide repoussé, et toute la suite du livre raconte comment l’inévitable se produit. Toujours fut-il qu’au moment où j’ai noué le foulard, au moment où j’ai serré, en tremblant, le nœud, au moment où j’ai senti que l’air commençait à me manquer, au moment où j’ai senti mes poumons chercher de l’oxygène… J’ai compris. J’avais entre les mains, le pouvoir. Non pas le pouvoir de choisir ma destinée, mon avenir, les résultats de cette compétition fratricide. Non. Mais le pouvoir de vie ou de mort, sur ma propre personne. Ça peut paraître étrange. Ça peut paraître dérangé. Mais vous n’imaginez pas à quel point se dire que l’on a du contrôle sur quelque chose d’aussi important que sa propre vie, c’est jouissif. Ce jour-là, Cinderella Malvy m’a sauvé la vie. Sans aucun doute. Je suis certaine que sans elle, je n’aurai jamais réussi à tenir sans me briser. Elle m’a tendu la main, et j’ai réussi à remonter jusqu’à la surface. Et ce que j’ai vu là-haut vaut bien quelques privations parfois.

Evidemment, je ne suis pas plus libre qu’avant. Ce serait utopique de croire le contraire. Le Patriarche et mon père sont toujours aux commandes. Ils sont à la tête de la famille après tout. Ce sont eux qui choisissent le cursus dans lequel je dois entrer, quelles sont les notes tolérables, qui je peux fréquenter… Tout cela n’a pas changé. Mais je dois avouer que depuis le foulard, je le fais bien plus volontairement. Enfin… Faisait. Un accident, avec ce genre de choses, est si vite arrivé. Alors que je m’adonnais à ce que j’appelais dans mes lettres à Cinderella, mes petits bonheurs, je ne parvins à défaire le nœud que j’avais serré. La violence du choc ne m’avait alors pas spécialement surprise, trop éloignée du monde pour m’en rendre compte. Ce n’est que lorsqu’une camarade me retrouva et le desserra pour moi, tout en m’amenant à l’infirmerie que tout cela pris un sens nouveau. Depuis lors, je me sens véritablement libérée de l’emprise de mes aïeuls. Sauf pour tout ce qui touche à mon parcours et à la course à la succession. Evidemment. A la fin de ma formation à Beaubâtons, j’ai postulé pour cette université située bien plus loin que mon ancien établissement. Le Patriarche est celui qui a choisi ma formation, et, même si cela ne me plait guère, j’ai décidé d’obéir. Lors de mon prochain anniversaire aura lieu la Présentation Officielle, je serai alors libérée. Et peut-être alors, je serai capable de vivre enfin comme je l’entends. Je vais donc suivre le chemin qu’ils ont pour l’instant tracé pour moi, et le faire avec panache. Il parait qu’il s’agit là d’une autre tradition des de Savoie. Toujours tout faire avec panache.


Derrière l'écran


Pseudo ou prénom : Ilya fera l’affaire je pense hehe. Âge : Je garderai cette information pour moi (je suis vieille~ ^0^. Temps de connexion : Aussi souvent que possible, ce qui revient à dire tous les jours. Un commentaire ? : J’aime beaucoup le concept du Worldwide Magic World hehe. Comment avez vous connu le forum ? : Par un top-site je crois, ou des partenariats, j’ai un doute. Avez vous lu le règlement ? : Magic awakens the spirit (j’ai eu envie d’ajouter aussi le NC-17, mais j’me suis dis que ça serait p’tet too much .



Nom & Prénom
petit texte mignon ici petit texte mignon ici petit texte mignon ici petit texte mignon ici petit texte mignon ici


Fiche de répartition

Supprimer les mentions non choisies. Vous ne pouvez en choisir qu'une et avez dans l'obligation de répondre à toutes les questions, en gardant les choix qui est le plus proche possible. Vous pouvez apporter des indications complémentaires en dessous de chaque question si vous souhaitez détailler ou justifier un choix.


1. Qu'est-ce qui parmi ces éléments est le plus important à votre bonheur ?
♥ Avoir votre chez vous, votre foyer que vous pouvez chérir et y retourner quoi qu'il arrive.

Si on me posait cette question devon me posait cette question devant témoin, je répondrais sans aucune hésitation que le plus important, c’est la famille. La fidélité à ses origines, c’est quelque chose de sacré chez les de Savoie. Pourtant, au fond, je sais très bien que ce n’est pas tant la famille dont j’ai besoin, mais d’un foyer. Il se trouve que pour moi, le foyer, c’est là où se trouve ma mère et mon plus jeune frère, Melchior. Nous n’avons jamais beaucoup déménagé, mais nous avons de nombreuses villas, un peu partout en France et quelques unes dans le sud de l’Italie. Nous avons toujours beaucoup voyagé, et nous restions souvent plusieurs semaines dans ces maisons de vacances. Oui, ce n’est pas tant un lieu que l’endroit où je retrouve mes proches. Mais j’ai besoin de racines, bien ancrées dans le sol. C’est peut-être ce qui me manque, après tout. Des racines. J’ai toutes les origines que peut souhaiter un être, mais pas de racines. Paradoxal, non ?


2. Quelles qualités vous définissent le mieux selon vous ?
◘ Intelligent, méticuleux, patient.

Cela peut paraître arrogant, voir vaniteux, mais je me sais intelligente. Pas d’une intelligence de surdoués, certes, mais je m’estime au-dessus de la moyenne. Je prends le temps de faire les choses, et de les faire bien. Que ce soit dans mes études ou dans la vie quotidienne, je pense que tout faire trop vite n’apporte, au final, que des choses à moitié faites. Peut-être suis-je devenue trop stratège ?


3. Au contraire, dans lesquels de ces défauts vous reconnaissez-vous ?
♥ Émotif, lunatique, gourmand.

Tout cela, oui. Sauf gourmande. Je ne suis pas gourmande. J’aime manger à ma faim, certes, mais je ne suis pas une de ces morphales sans manière, merci bien. Par contre, lunatique, totalement. J’assume ce fait. J’ai encore du mal à me faire à la liberté toute relative que me donne le fait de vivre seule et loin de ma famille. Je garde le masque que l’on m’a appris à porter en général, mais je le laisse de plus en plus souvent tomber. On peut considérer ça comme étant lunatique.


4. Si vous deviez-choisir un de ces éléments, lequel vous semblerait le plus judicieux ?
♦ L'air, subtil mais toujours présent, vitale et aux capacités tant de fois démontrées.

Contrairement à mon frère, Alistor, ou à mon Père, je n’aime pas les choses trop évidentes. Lorsque je fais quelque chose, c’est toujours tout en subtilité. Je pense qu’il s’agit là de toute notre différence. La subtilité fonctionne sur tout le monde, et est nécessaire dans bien des situations. Etre trop franc, trop brut de pomme ne sert jamais à rien. Au contraire, ça dessert bien plus souvent qu’autre chose.


5. Qu'est-ce que l'amour à vos yeux ?
♣ L'amour ? Le sentiment sans aucun doute le plus complexe en ce bas monde. Il anime comme détruit un être mais que serait un être humain sans ce dernier ? Rien, il ne serait pas plus différent qu'une machine. Les déceptions font parties de la vie mais quoiqu'il en soit, il faut garder espoir car un jour la roue finira par tourner !

Je fais sans doute partie de ces éternelles romantiques, bien que je me refuse à l’avouer en public. L’amour est quelque chose qui peut rendre si fort, si puissant… Si heureux. Mais, je me souviens avoir lu un texte de Deepak Copra, qui disait quelque chose comme… Sois heureux sans raison, comme un enfant parce que si tu es heureux grâce à quelque chose, tu seras dans une situation critique le jour où on te le retirera. L’idée de l’amour éternel est une idée naïve. Je crois en l’amour. Mais l’amour peut prendre tellement de forme différentes…


Si vous pouviez choisir d'intégrer une communauté, vers laquelle iriez vous ?
Golden Otter


Pour aider le staff



Code:
♦ Tiffany Hwang ► Ilyasvel de Savoie
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Savannah Gordien
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MessageSujet: Re: Ilyasvel de Savoie ; Qu'est-ce que tu dirais si je t'avouais que j'étais incapable de tolérer mon propre coeur ?   Mar 6 Jan - 13:27

Bienvenuuuue !
Très heureuse de voir une Tiffany arriver *-*
Hâte d'en voir ce que tu en feras, bon courage pour ta fiche

THE PHOENIX'S SONG ~

love life as strong as you can
L'amour est une gaminerie par nature ~La mort n'est pas la plus grande perte que nous subissons au court de notre vie. La plus grande perte, c'est ce qui meurt en nous pendant que nous vivons.

©️endlesslove
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Loukia Maggiorana
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Jade's Woopecker
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MessageSujet: Re: Ilyasvel de Savoie ; Qu'est-ce que tu dirais si je t'avouais que j'étais incapable de tolérer mon propre coeur ?   Mar 6 Jan - 13:35

Bienvenue à toi sur le forum belle Tiffany<33

Nous espérions que tu vas te plaire *-*

N'oublie pas la deuxième partie de ta fiche

Si tu as le moindre, nous sommes là **
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Diamonds Wolf
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MessageSujet: Re: Ilyasvel de Savoie ; Qu'est-ce que tu dirais si je t'avouais que j'étais incapable de tolérer mon propre coeur ?   Mar 6 Jan - 13:58

Bandes de sauvages, vous l'avez empêché de poster la seconde partie èé !
C'est joli, tiens *sort* !
Bienvenue sur le forum la miss *-* !
Bonne chance pour ta fiche et surtout amuses-toi bien parmi nous ! Si tu as la moindre question, n'hésites pas à nous contacter ;) !

THE PHOENIX'S SONG ~

Le coeur de l'homme se révèle dans la tentation. Le seul moyen de se délivrer d'une tentation, c'est d'y céder. Résistez et votre âme se rend malade à force de languir ce qu'elle s'interdit.

  (c) Bloody Storm
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MessageSujet: Re: Ilyasvel de Savoie ; Qu'est-ce que tu dirais si je t'avouais que j'étais incapable de tolérer mon propre coeur ?   Mar 6 Jan - 14:07

Merci pour votre accueil~ ^0^
Voui, j'avais zappé le deuxième message en fait
Vous préférez que je le poste à la suite du premier, mais dans le même message, ou genre là maintenant de suite après celui-là ? ^0^
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Yasushi Yamada
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Je ressemble à « : Lee Seung Hyun - Model HOTBOOM ». J'ai égaré : 203 parchemins. Ma bourse est remplie de : 867 et j'ai : 25
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MessageSujet: Re: Ilyasvel de Savoie ; Qu'est-ce que tu dirais si je t'avouais que j'étais incapable de tolérer mon propre coeur ?   Mar 6 Jan - 14:09

Tu peux directement le poster dans ton premier poste, sans soucis ;) !
Y'a pas de soucis, tu n'es pas la première, t'inquiète pas ;) !
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Cilian Murray
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MessageSujet: Re: Ilyasvel de Savoie ; Qu'est-ce que tu dirais si je t'avouais que j'étais incapable de tolérer mon propre coeur ?   Mar 6 Jan - 14:14

Bienvenue sur le forum jolie demoiselle ♥
J'ai hate de découvrir ce personnage.

Si tu as la moindre question, n'hesite pas à la poser au Staff.
Bon courage ♥
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MessageSujet: Re: Ilyasvel de Savoie ; Qu'est-ce que tu dirais si je t'avouais que j'étais incapable de tolérer mon propre coeur ?   Mar 6 Jan - 14:25

Non mais le pire c'est que je le savais quoi
Je l'avais même mis sur le fichier Word et tout (sisi, je jure)
Mais j'avais ouvert un autre fichier exprès... Mon petit côté boulet~

En tout cas, merci pour l'accueil, c'est bien chaleureux par ici~ ^0^
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MessageSujet: Re: Ilyasvel de Savoie ; Qu'est-ce que tu dirais si je t'avouais que j'étais incapable de tolérer mon propre coeur ?   Mar 6 Jan - 14:34

Bienvenue sur le forum ! Bon courage pour finir ta fiche et amuse-toi bien parmi nous :)
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MessageSujet: Re: Ilyasvel de Savoie ; Qu'est-ce que tu dirais si je t'avouais que j'étais incapable de tolérer mon propre coeur ?   Mar 6 Jan - 15:41

Oh.mon.dieu, déesse Tiffany ! /o/
Bienvenue parmi nous ! ♥
Et l'histoire de ton personnage a l'air très intéressante ! :3
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Aika Wada
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MessageSujet: Re: Ilyasvel de Savoie ; Qu'est-ce que tu dirais si je t'avouais que j'étais incapable de tolérer mon propre coeur ?   Mar 6 Jan - 19:07

Tiffanyyyy, quel bon choix d'avatar !!

Bienvenue parmi nous ! J'espère tu t'amuseras bien parmi nous Bon courage pour terminer ta fiche déjà bien avancée. J'ai beaucoup aimé lire ce que tu as déjà mis d'ailleurs, je trouve que tu as un style d'écriture très fluide, et l'histoire est vraiment bien rédigée

THE PHOENIX'S SONG ~
The moment I first saw you, Holic! I got a feeling. I’m secretly looking at you. My lips dry up at just one word. My heart stopped, get you cupid chu. Pull the arrow without holding back, shoot it out. Trust destiny, don’t hesitate. I’m aiming for that empty spot, though I tried to pretend I wasn’t interested.
--- © Ecstatic Ruby
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Voir le profil de l'utilisateur http://thephoenixsong.forumactif.org/t369-aika-in-one-day-i-think-of-you-a-million-times http://thephoenixsong.forumactif.org/t373-aika-what-are-you-waiting-for


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MessageSujet: Re: Ilyasvel de Savoie ; Qu'est-ce que tu dirais si je t'avouais que j'étais incapable de tolérer mon propre coeur ?   Mar 6 Jan - 23:16

Merci~
Vous avez fait de super choix d'avatar hehe /biased/
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Fumseck
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MessageSujet: Re: Ilyasvel de Savoie ; Qu'est-ce que tu dirais si je t'avouais que j'étais incapable de tolérer mon propre coeur ?   Mer 7 Jan - 20:09


Félicitations !!
Tu fais partie de la communauté des
Jade's Woodpecker !!



Quelle longue et belle fiche *o* Tu nous as fait un véritable roman chère héritière. Tu va rejoindre la communauté des piverts qui te sied à merveille. Attention, j'ai vu une petite incohérence, légère, Wincap a ouvert ses portes en 2014, donc tu n'as pu rejoindre HeartWood que pour ta deuxième années d'université. J'espere que tu t'amusera autant au sein de nos amis de Jade!


Cher citoyen, WINCAP est résolument ravi de t’accueillir au sein de sa communauté. Comme tu l’as sans doute remarqué, ta baguette t’a désigné une communauté, celle auprès de laquelle tu feras tes premiers pas dans la ville. Sache qu’il s’agit d’un élément indispensable à ta bonne intégration ici. Tout comme toi, de nombreux sorciers vont faire leurs premiers pas à tes côtés, au sein de cette ville hors du commun. Qu’importe les raisons qui t’ont amené jusqu’à WINCAP, personne ne te jugera, car ici, on a une devise : l’unité des peuples fait celle des cœurs. Alors, prépare-toi à vivre une aventure exceptionnelle, inoubliable où peut-être apprendras-tu à en savoir plus sur toi-même, sur ceux qui t’entourent. Quoi qu’il en soit, le monde de WINCAP s’offre à toi et nous te souhaitons une bonne aventure parmi nous !

« Félicitations ! Tu fais désormais partie de la communauté des Jade’s Woodpecker, dont le pivert est l’animal protecteur. Sois digne de porter ses couleurs et agit en tant que bon citoyen pour faire briller ton emblème !

Te voici enfin validé, petit(e) sorcier(e) ! En tant que citoyen de WINCAP, tu peux désormais postuler pour devenir membre de l’équipe de Quiddich de ta communauté. Afin de ne pas dormir dans une ruelle paumée de la ville, tu peux enfin réserver ton appartement ou ta maison et créer ta fiche de lien. Pour finir, n’oublie pas de remplir les différents éléments dans ton profil et ton Magic Diary. De plus, il est vivement recommander de venir référencer son patronus et découvrir comment aider ta maison dans le tournoi des communautés. Dans tous les cas, nous te souhaitons une bonne aventure parmi nous !!!


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MessageSujet: Re: Ilyasvel de Savoie ; Qu'est-ce que tu dirais si je t'avouais que j'étais incapable de tolérer mon propre coeur ?   

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Ilyasvel de Savoie ; Qu'est-ce que tu dirais si je t'avouais que j'étais incapable de tolérer mon propre coeur ?

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